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Saint-André-du-Valjouais - Notes historiques et archéologiques


Saint-André-du-Valjouais est une ancienne commune de la Manche. Elle fusionne entre 1795 et 1800 avec Gavray.


Saint-André-du-Valjouais, ou du Val-Juas, car on trouve l’un et l’autre, sanctus Andreas de Vallejuas. Le livre noir dit : sanctus Andreas juxta ileuterum, et le livre blanc : Stus Andreas juxta Gavreium. Sur la carte de Cassini, le nom de cette paroisse est écrit Valgeois. Le livre blanc mentionne un moulin qu’il nomme Molendinum Vallis iude.

La petite église de saint André existe encore ; mais on l’a convertie en un bâtiment d’exploitation. Elle est couverte en chaume et en tuile. [1]

Cette église, qui était sous le vocable de saint André, dépendait de l’archidiaconé du Val-de-Vire et du doyenné de Gavray ; elle payait une décime de 18 livres. L’abbaye de Notre-Dame-d’Ardenne [2] en avait le patronage et présentait à la cure : elle lui avait été donnée par le seigneur du Valjuas.

Le curé avait toutes les dîmes : Rector percipit omnia ; et il payait à l’abbaye de Notre-Dame-d’Ardenne vingt sous tournois : et reddit dicto abbati 20 sol. turon. ; mais il lui fut défendu de les payer : inhibitum est ei ne reddat.

Richard du Saussey donna à l’abbaye de Hambye neuf acres de terre qu’il avait dans la paroisse de Saint-André, et l’évêque, Richard de Bohon, confirma cette donation.

Le cartulaire de l’abbaye d’Ardenne nous apprend qu’en l’année 1333, Guillaume II de Thieuville, sur la présentation de l’abbé et des religieux de l’abbaye d’Ardenne, conféra à Jean Durand l’église paroissiale de Saint-André-du-Valjouas, libre et vacante par la mort de Robert Fouqout. [3]

Guillaume de Saint-André fut député, en 1583, par le Tiers-Etat de la vicomté de Coutances, afin d’assister aux assemblées qui eurent lieu à Rouen pour la réforme de la coutume.

On trouve, dans le cours des XVIIe et XVIIIe siècles, Dominique de Bérauville, écuyer, seigneur et patron de Saint-André-du-Valjuas, du Chouquet, et lieutenant de chevaux-légers. Il avait épousé noble dame Elie Marguerite de Cherye.

Dominique Thomas de Bérauville, écuyer, seigneur et patron de Saint-André, de la Chapelle, du Pont-Flambart, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, officier dans le régiment de Royal-Marine.

Jean-François Guichard, gendarme ordinaire de la garde du roi, et capitaine de cavalerie ; Il épousa Jeanne Catherine de Bérauville, qui lui apporta la seigneurie et le patronage de Saint-André. [4]

Source :

Notes

[1] Elle fait partie de la propriété de Saint-André, appartenant à M. Quesnel-Canvaux, membre de l’Association normande à Coutances.

[2] Cette abbaye, à peu de distance de Caen , et qu’on aperçoit à droite de la route de Caen à Bayeux, fut fondée vers l’an 1121, par Aïulphe du-Marché et Asceline, son épouse. Elle était de l’ordre des prémontrés.

[3] Guillelmus.... episcopus Constantiensis... noveritis quod nos anno domini 1333 ..ad presentationem religiosorum virorum abbatis et conventus de Ardena... contulimus Joanni Durandi clerico parrochialem ecclesiam sancti Andreae de Valle-Juas juxta Guavreum liberam et vacantem per mortem Roberti Fouquout ultimi rectoris.

[4] La famille Guichard donna plusieurs vicomtes à Gavray. Voir l’article Gavray.