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Grimesnil - Notes historiques et archéologiques


La création de la paroisse doit être le résultat d’un démembrement médiéval.
En 1973, la commune fusionne avec Saint-Denis-le-Gast. Elle reprend son autonomie en 1984.
En 1790, la commune sera rattachée au canton de Saint-Denis-le-Gast. Ce dernier étant supprimé en l’an VIII, la commune sera rattachée au canton de Gavray.


Grimesnil, Grisi-Mesnilum, Grimesnillum.

L’église est insignifiante. Le mur absidal est droit et se termine en forme de triangle. A l’exception d’une fenêtre qui peut dater du XVe siècle, toutes les autres sont rondes.

Le chœur et la nef sont voûtés en bois ; mais la voûte de la nef est plate et offre la forme d’un plancher.

La tour, placée à l’occident, est carrée et se termine par un petit toit en bâtière.

La sacristie est établie derrière l’autel, orné d’un contre-rétable, et s’accède par deux portes, l’une à droite et l’autre à gauche.

On remarque au-dessus de la porte occidentale une croix grecque entre deux cœurs, et surmontée de ces trois lettres : D. 0. M.

La croix du cimetière porte la date de 1613.

L’église de Grimesnil est sous l’invocation de saint Pierre. L’abbaye de Saint-Lo en avait le patronage et nommait à la cure. Cette église, taxée à 30 livres de décime, était desservie par un religieux. Elle dépendait de l’archidiaconé de la chrétienté et du doyenné de Cérences. Le prieur de la Rouelle avait toutes les dîmes. En l’année 1768, Denis Agnès, prêtre, mourut prieur-curé de la paroisse de Grimesnil.

Un aveu du XIVe siècle nous apprend que Fraslin de Malemain tenait en la paroisse de Grimesnil, du seigneur de Chanteloup, une vavassorie qui l’obligeait à remettre au seigneur suzerain, à titre de rente, un éperon doré.

En l’année 1601, Jean de Saint-Denys obtint du roi des lettres-patentes en forme de charte, portant union des fief et sieurie de Grimesnil au fief de Saint-Denis-le-Gast, à condition que Jean de Saint-Denys confesserait les tenir du roi par un huitième de haubert, et par un seul hommage. Malgré cette union, chacun des fiefs de Grimesnil et de Saint-Denis devait rester distinct, sans que les teneures et terres de l’un fussent affectées aux charges et redevances de l’autre, et parce que le tennement des pieds, élection de prevost et gage plège de Grimesnil se feroit par le prevost à l’issue de la grande messe paroissiale de la paroisse de Grimesnil.

Il y avait à Grimesnil deux fiefs nobles, appelés, l’un le fief Lucas-Aube ou le Masaube, et l’autre le fief Houdin. Ils dépendaient tous les deux de la châtellenie de Saint-Denis, et appartenaient au seigneur de Saint-Denis-le-Gast.

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