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Millières - Notes historiques et archéologiques


NDLR : texte de 1861, voir source en bas de page.


Millières, Milleres, Milleriae.

L’église n’offre aucun intérêt, et appartient en grande partie à la période moderne. Dans cette église, comme dans beaucoup d’autres, on a malheureusement voulu faire aussi acte de vandalisme : on a mutilé les colonnettes du chœur, afin de placer des bancs. C’est ainsi que, sous prétexte d’embellissement et souvent d’un état plus confortable, on altère, on détruit l’architecture des églises, et qu’on en dénature les parties les plus intéressantes.

Cette église se compose du chœur, d’une nef et de deux chapelles. Les murs du chœur ont été refaits ; sa voûte est en pierre, et la retombée des arcs doubleaux se fait sur des chapiteaux garnis de feuilles de vigne et de chardon. Quelques-uns des chapiteaux offrent aussi des volutes ou feuilles recourbées en forme de crochets. Les fenêtres qui l’éclairent sont rondes et paraissent en avoir remplacé d’autres.

La nef est de construction récente. Elle est voûtée en bois : les fenêtres ouvertes dans les murs sont de forme ronde.

Les arcades qui mettent en communication le chœur et la nef sont à ogive pointue. Les deux chapelles sont voûtées en bois. A la voûte de celle du nord on lit :

MESSIRE GILLE LECOQ
PRÊTRE M’A FAIT BATIR A SES DEPENS.
POUR CE JE DONNE DROIT A LUT ET
AUX SIENS DE SÉANCE ET SÉPULTURE.
1781.

Le font baptismal se compose d’une cuve carrée ; sur chaque façade il existe six petites arcades cintrées, et un rond-point entre chaque arcade : elle repose sur quatre colonnettes auxiliaires et sur un gros fût central. Chaque façade a un pied dix pouces de largeur et dix pouces de hauteur.

La tour a dû être voûtée en pierre ; mais aujourd’hui sa voûte ne se compose plus que de quelques planches assemblées : on y lit la date de 1742. Sa construction présente trois caractères : dans sa partie inférieure, elle est quadrilatère ; ensuite à pans coupés, et se termine par une petite flèche octogone. La cloche qu’elle renferme porte l’inscription suivante :

L’AN 1811, J’AI ÉTÉ NOMMÉE EMILIE AIMÉE MARIE
PAR M. JEAN MARIE DUSAUSSEY,
ECUYER, SIEUR DE LA CHAMPAGNE,
ET MADAME AIMÉE MARIE BOTTIN
ÉPOUSE DE M. LECLERC DESLONGCHAMPS,
ÉCUYER ET ANCIEN CAPITAINE D’INFANTERIE,
ET BÉNITE PAR M. L. F. HUE, CURÉ DE CE LIEU.
PRÉSENCE DE M. FRANÇOIS ALEXIS LAMY PÈRE,
ET DE FRANÇOIS ALEXIS LAMY FILS, MAIRE DE MILLIÈRES.

Il existe dans la paroisse une chapelle sous le vocable de saint Roch. La porte occidentale de cette chapelle est du XVe ou du XVIe siècle ; son arcade est en accolade, et ses rampants, qui se terminent par un crochet élevé, sont garnis de moulures flabelliformes. Cette porte est surmontée d’une petite baie destinée à recevoir une cloche. Près de cette chapelle se trouve un champ nommé le champ Saint-Roch.

On rencontre encore au hameau de Lépinerie une autre chapelle sous le vocable de saint Willemer : c’était la chapelle privée du manoir de Lépinerie. Sa couverture est en chaume, et une crédence dont l’arcade est en ogive est placée, dans le mur méridional.

L’église est sous l’invocation de saint Etienne ; elle faisait partie de l’archidiaconé de la Chrétienté et du doyenné de Périers. L’abbaye de Saint-Taurin d’Evreux en avait le patronage.

Après la paix faite entre Etienne, roi d’Angleterre, et Henri II, duc de Normandie, en l’année 1154, Richard de Minières, Richardus de Milleriis, rendit à Saint-Taurin l’église de Saint-Etienne de Minières qu’il détenait. Cette remise se fit par la main de Richard Ier, évêque de Coutances, per manum Richardi, et sous le pontificat du pape Anastase IV. [1]

En 1195, Richard Cœur-de-Lion confirma la donation, faite à Saint-Taurin, par Richard Ier de plusieurs domaines, au nombre desquels figure celui de Minières, in pago Constantino... et Milleres. [2]

Lorsque le Livre blanc fut rédigé, l’abbé de Saint-Taurin avait, sur une partie de la paroisse, une portion des grosses dîmes, nommée Compartum. Le curé de Minières et l’abbé de Saint-Taurin partageaient par moitié les autres grosses dîmes. Le curé avait aussi un manoir presbytéral, sept vergées de terre, huit boisseaux de froment à la mesure de Pirou, et une rente de 18 sous, de deux pains et de deux poules. Il payait pour la chape de l’évêque 10 sous, pour droit de visite 3 sous, et 18 deniers pour le saint chrême.

Faits historiques

La paroisse de Minières doit avoir pris son nom d’une borne milliaire, [3] placée sur la voie romaine qui la traversait. Il est certain que les noms de Minières, de chemin ferré ou perré, indiquent souvent le passage ou le voisinage d’une voie romaine. On sait aussi que les voies romaines étaient divisées dans leur longueur par des bornes milliaires indiquant les distances qui séparaient les villes ; ces bornes, beaucoup plus élevées que les nôtres, étaient des espèces de colonnes sur lesquelles on gravait des inscriptions pour mentionner, indépendamment des distances, les noms des empereurs qui avaient fait construire les routes, ou qui avaient ordonné leur réparation. Beaucoup de musées de province possèdent des bornes milliaires : ces monuments sont d’une grande importance pour l’étude de l’ancienne géographie des Gaules. Les Romains divisaient leurs routes en trois classes : les routes militaires, viae militares, par où les armées faisaient leurs marches, et près desquelles ils établissaient des camps de distance en distance ; les chemins de traverse qui coupaient les routes principales, et facilitaient le passage des troupes d’un lieu à un autre ; les chemins privés, viae privatae, par lesquels les habitations communiquaient entre elles. On peut juger, par l’état dans lequel se sont maintenus les chemins romains qui nous restent, de l’étonnante solidité de ces ouvrages. Leur largeur respective fait reconnaître l’usage auquel ils étaient destinés ; leur construction, du reste, était à peu près uniforme. On a reconnu des camps romains à peu de distance des voies militaires : je puis citer le petit Montcastre, dans la paroisse de Montebourg ; celui connu sous le nom de camp de César, dans la paroisse du Vicel, ceux de Tourlaville, de Jobourg, et de Carteret ; le grand camp de Montcastre, entre Coutances et Valognes, à une demi-lieue de la route romaine d’Alauna à Cosedia, et celui de Montchaton, près de Coutances.

Le territoire de Minières relevait de la baronnie de Périers, appartenant à l’abbaye de Saint-Taurin d’Evreux.

Le domaine de Minières lui avait été donné par Richard Ier, duc de Normandie, in pago quoque Constantino....Milleres. Richard Cœur-de-Lion, en l’année 1195, lui avait confirmé cette donation.

On comptait a Minières plusieurs fiefs nobles : le fief ou extension de la baronnie de Périers ; à la fin du XVIIe siècle, il appartenait au seigneur archevêque d’Aix, Daniel de Cosnac, comme abbé de Saint-Taurin d’Evreux. Le moulin à eau et à blé qui en dépendait était alors d’un revenu de 200 livres.

Le fief de Bretel, dont le nom figure sur la grande carte de Cassini. Un chevalier, Enguerrand Bretel, avait élevé des prétentions sur l’église de Minières ; mais il y renonça dans le mois de mars 1239, devant Jean de Maisons, bailli du Roi, tenant les assises de Carentan. [4] Jacques du Saussey, seigneur de Claids et de Montchaton, possédait ce fief en 1529. On le trouve plus tard entre les mains de Marc-Antoine du Saussey, écuyer.

Le fief de l’Epinerie : Cassini mentionne aussi ce lieu sur sa carte. On a remarqué que près des endroits qui portent les noms d’Epineville. d’Epinerie, d’Epinay, on a souvent découvert des objets antiques, des tuiles romaines, des débris de poterie vernissée, et que même on y a trouvé des ossements humains. Ces noms de Minières et de l’Epinerie joints à la présence de la voie romaine, appelée le chemin perré, peuvent donner à penser que, peut-être, il y a eu en cet endroit un établissement romain dont quelques fouilles pourraient révéler l’existence. Je signale ces faits, afin d’appeler l’attention de ceux qui feraient des découvertes dont ils ne soupçonneraient pas l’importance.

Le fief de la Champagne, qui figure aussi sur la carte de Cassini, appartient aujourd’hui à M. Constant du Saussey, [5] juge au tribunal civil de Coutances et membre de l’Association normande. Le portail, à l’entrée de la cour qui précède la maison d’habitation, est assez curieux ; il date du règne de Louis XIII, ou des premières années de celui de Louis XIV. On remarque sous ce portail deux portes cintrées, l’une haute et assez large pour le passage des voitures, et l’autre petite à l’usage des personnes à pied.

La famille du Saussey, qui depuis plusieurs siècles possède le domaine de la Champagne, est une des plus anciennes du pays, et elle figure comme appartenant à l’ancienne chevalerie normande. Au nombre des seigneurs normands qui accompagnèrent le duc Guillaume à la conquête de l’Angleterre, on trouve le seigneur de Saussay ou le sieur du Saucey. [6] chevalier, seigneur de Servigny, fit aveu de son fief en 1406. Lors de la descente des Anglais, il servit dans l’armée du Roi.— Charles VII, en considération de ses bons services et de sa fidélité, le qualifia de chevalier dans un acte par lequel il lui rendait la terre du Mesnil-Aubert et plusieurs autres qui avaient appartenu à sa famille : cet acte fut fait en présence des comtes de Vendôme et d’Harcourt. — Guillaume du Saussey épousa noble dame Guillemette de Carbonnel, fille de Guillaume de Carbonnel, seigneur de Brévans, Montreuil et autres lieux. Il mourut avant l’expulsion des Anglais de la France. [7]

Henri, l’un de ses enfants, rendit aveu de son fief de Servigny au duc d’Orléans, en l’année 1452. Il épousa noble dame Guillemette Du Bois, fille de messire Thomas Du Bois, chevalier, seigneur châtelain de Pirou et de l’Epiney-Tesson, et de Marie de Virville, dont le père était baron de Creully. C’est de l’un de ses enfants, Jacques du Saussey, seigneur de Danjan, que sont sorties les branches de Claids et de la Champagne. [8]

Jean du Saussey, un des petits-fils de Henri, fut seigneur de Servigny, Mesnil-Aubert et autres lieux : il épousa Jeanne du Mesnildot, devint un des cent gentilshommes de l’hôtel du Roi, et mourut le 15 du mois d’août 1525. [9]

Dans beaucoup de fiefs, les vassaux, à l’occasion de leurs mariages, devaient remplir certaines formalités ou acquitter certains droits qui, quelquefois seulement, n’étaient dus que quand la fille sortait des domaines du seigneur. Ces droits, dont on a beaucoup exagéré l’importance et la portée, consistaient assez généralement en argent ou en mets, semblables à ceux du repas de noce, le plus souvent en gâteaux.

Henri du Saussey avait au Mesnil-Aubert un fief dont les vassaux, lors de leur mariage, étaient tenus d’une redevance en argent. Ainsi, dans un aveu qu’il rend pour son fief, en l’année 1463, il y déclare que «  chascun qui marie sa fille sil luy donne liet ou huche, il doit de chascune cornière de couite et de chascun pié de huche ij deniers tournois. » [10]

René, son fils unique, partit pour le service du Roi, et ne revint, en 1569, que pour ses expresses affaires et se remettre en équipages d’armes et de chevaux ; il assista à la bataille de Montcontour. [11] Il avait épousé noble dame Françoise d’Orglandes, fille de noble et puissant seigneur messire François d’Orglandes, chevalier de l’ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, seigneur de Prétot et d’Auvers, et de noble dame Catherine de Pont-Bellanger. Il mourut sans enfants, et ce fut son oncle, Arthur du Saussey, à qui sa femme avait déjà donné le domaine et la seigneurie de Montsurvent, qui hérita de la terre de Servigny.

Jean 6e du nom, fils d’Arthur, soutint la guerre en Normandie dans l’intérêt de la Ligue ; mais, après la ruine du parti des Guise, il prêta serment de fidélité au Roi.

Ses deux enfants, Louis et François, devinrent le premier seigneur de Servigny, et l’autre seigneur de Montsurvent. Celui-ci fut tué en l’année 1627, dans les guerres du Piémont, où il servait comme capitaine de cavalerie. Il avait épousé Marguerite de Gourfaleur, et il mourut sans postérité.

Louis, seigneur de Servigny, devint capitaine du plat pays des vicomtés et châtellenies de Carentan et de Saint-Sauveur-Lendelin. Le bailli de Périers refusa d’enregistrer ses provisions ; mais, sur la plainte du seigneur de Servigny, monseigneur de Conti manda au bailli de Périers d’avoir à les enregistrer. Le cardinal de Richelieu, qui était grand-maître et surintendant de la navigation et du commerce de France, [12] le nomma, en 1627, capitaine des garde-côtes et rivières. Il servit aussi dans les guerres de Savoie, comme capitaine dans le régiment de Canisy.

Charles du Saussey, écuyer, sieur de la Champagne, un des descendants de Jean, seigneur du Mesnil-Aubert en 1810, eut quatre enfants : François, sieur du Bois ; Louis, prêtre et curé de Chambrais ; Bonaventure, sieur de la Feuillie, et René, sieur de la Champagne. Le petit-fils de René, Louis-François du Saussey, écuyer, sieur de la Champagne, épousa noble demoiselle Marie-Marguerite de Lorimier. Leur fils, Pierre-François-Nicolas-Louis du Saussey, sieur de la Champagne, épousa Marie-Claude Folliot de Saint-Vast ; un de leurs enfants Jean-Marie du Saussey, écuyer, sieur de la Champagne, épousa Pauline-Adélaïde Dupont de Coudeville.

Cette ancienne famille est aujourd’hui dignement représentée par M. Alphonse du Saussey, président honoraire du tribunal civil de Coutances, chevalier de la Légion-d’Honneur, et par ses deux frères, M. Constant du Saussey, juge à Coutances, et M. Charles du Saussey, qui, comme militaire, a servi son pays avec distinction. [13]

Source :

Notes

[1] Gall. christ., tom. XI, col. 875.

[2] Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tom. XI, pag. 44.

[3] A l’extrémité de la commune de Vaudeville, canton de Beaumont, près la limite de Sainte-Croix et de Biville, on voit un tumulus appelé la Butte de César. Tout auprès est le lieu nommé Milliar, Milliarium, nom qui indique une distance sur la voie romaine conduisant du port d’Omonville à celui de Portbail ; à Flottemanville, canton de Montebourg, une croix nommée la Croix Milliare, remplace une pierre milliaire. Etudes géograph. et hist. sur le département de la Manche, par H. de Gerville, pag. 118 et 217.

[4] Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tom. XIX, pag. 76.

[5] J’ai reçu à la Champagne une aimable hospitalité, et M. C. du Saussey, qui m’a guidé dans mon excursion à Minières, m’a fourni sur cette localité et quelques autres d’utiles renseignements. Je suis heureux de lui en témoigner ma reconnaissance.

[6] Masseville, Histoire de Normandie, tom. I, pag. 204.— Duchesne, Histor. Normann. scriptores, et la Chronique, à la suite.] Plusieurs de ses membres sont comptés au nombre des bienfaiteurs des abbayes de Montebourg, Lessay et Blanchelande. Cette famille, qui a donné des seigneurs à plusieurs paroisses, porte d’argent semé d’hermines au sautoir de gueules.

Guillaume du Saussey signa, avec Richard de la Haye, des chartes de donations que ce dernier fit, en 1150, aux abbayes de Lessay et de Blanchelande. Jean du Saussey vivait en 1253, et son fils Jean, IIe du nom, posséda la sieurie de Servigny, ainsi que l’établit une sentence rendue aux assises de Coutances, le vendredi d’avant la Nativité de N. D. de l’an 1297, au sujet d’une livre de poivre, due à cette seigneurie. Jean eut deux fils, Guillaume et Jean, IIIe du nom. Guillaume reçut en partage la terre de Servigny, et Jean celle de Gollevile. — Jean figure au nombre des sept écuyers de la revue de messire Jean Mallet, sieur de Graville, chevalier banneret, faite devant Conches, le 1er juillet 1371. Il fut aussi des huit écuyers de la revue de messire Jehan Halleby, écuyer, faite à Carentan, le 1er août 1386.

Je ne suivrai pas cette famille dans toute sa longue généalogie ; j’indiquerai ceux de ses membres qui ont le plus marqué par leurs alliances ou leurs emplois.

Guillaume du Saussey, [[On trouve, en 1401, Guillaume du Saussey, seigneur de Virandeville, portant d’argent au sautoir de gueules, accompagné d’hermines sans nombre ; — en 1463, à l’époque de la recherche de Montfault, Julien du Saussey, seigneur de Barneville, seigneurie qui, en 1598, lors des recherches sur la noblesse par Roissy, appartenait à la famille d’Orglandes (Voir la note 3 qui suit) ; — en 1537, Antoinette du Saussey qui, le 27 septembre de la même année, épousa Jacques de Saint-Germain, seigneur de Saint-Georges et de Fontenay-le-Husson. Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie. tom. II, pag. 262, et tom. XXI, pag. 177 ; Statistique monumentale du Calvados, par M. de Caumont.

[7] Voir Annuaire de la Manche, 1852, pag. 668.

[8] Une branche de la famille du Saussey a possédé la seigneurie de Barneville dans les XVe et XVIe siècles. Julien du Saussey en était seigneur en 1463 ; mais en 1598 elle avait passé dans la famille d’Orglandes, dont un des membres, Antoine d Orglandes, épousa, en 1593, Marthe, fille et héritière de Léobin du Saussey, seigneur de Barneville, Portbail, et capitaine de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Montfault, en 1463, trouva nobles et maintint dans leur ancienne noblesse Henri du Saussey à Mesnil-Aubert, Julien du Saussey à Barneville, et Guillaume du Saussey à Virandeville.

[9] Voir son inscription tumulaire, Annuaire de la Manche, 1854, pag. 19.

[10] Voir sur les redevances et les services, et leur nature, l’ouvrage de M. Léopold Delisle, sur la condition de la classe agricole et l’état de l’agriculture en Normandie, au moyen âge, pag. 56 et suiv.

[11] Lieu célèbre par la bataille que le duc d’Anjou, depuis Henri III, y gagna contre les Protestants et leur chef l’amiral de Coligny, en l’année 1569.

[12] La charge de Surintendant des mers fut créée en 1687, en faveur du cardinal de Richelieu, et remplaça la dignité de Grand-Amiral qui fut supprimée par un édit de la même année. Louis XIV rétablit la charge de Grand-Amiral et la donna à Louis, comte de Vermandois.

[13] Depuis que ces lignes sont écrites, M. Charles du Saussey est décédé. Voir pour cette famille, Annuaire de la Manche, 1852, pag. 668, 680.