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Golleville - Notes historiques et archéologiques


NDLR : texte de 1874, voir source en bas de page.


Golleville, Gollevilla

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’église paroissiale de Golleville est en partie du XVIIe siècle. On lit sur cette église, dans un Livre d’heures manuscrit conservé à la bibliothèque publique de Valognes, la mention suivante :

« Le chœur de l’église de Golleville a été achevé de réédifier tant les murailles, couverture que lambry, aux frais des gros décimateurs, en l’année 1680. La contretable, faicte en l’année 1697, aux frais de maître Jacques Doublet, prêtre de Gouberville, curé de Golleville, estimé par le sculpteur à 1200 livres, dont la communauté a fourni environ 100 livres. »

Le font baptismal est regardé comme datant du XIe ou XIIe siècle. Il est pédiculé, et son réservoir est couvert de moulures en retrait, et n’a pas la forme hémisphérique.

Cette église est sous le vocable de saint Martin. Sa taxe pour les décimes était de 30 livres. Elle dépendait de l’archidiaconé du Cotentin et du doyenné d’Orglandes.

L’abbé de Montebourg en avait le patronage. Il prenait deux gerbes sur toute la paroisse excepté sur le fief de Reviers, sur lequel existait une chapelle. Le curé avait la troisième gerbe avec le casuel, les aumônes et un manoir près le presbytère ; le tout lui valait 30 livres. La part de l’abbé lui rapportait 28 livres.

D’après le Livre blanc, l’abbé de Montebourg avait toujours le patronage. Le curé prenait toutes les menues dîmes, la troisième partie des grosses dîmes, et la dîme de quelques novales ; il avait en outre une demeure et des revenus en nature. L’abbé avait deux parts des dîmes.

En 1665, le patronage était toujours dans les mains de l’abbé de Montebourg, et alors la cure valait 400 livres.

L’église renferme un rouet dit rouet de saint Martin sur l’origine et le but duquel on a beaucoup discuté. Suivant l’un, la roue est un reste symbolique du culte religieux d’Isis chez certaines peuplades gauloises. Les douze clochettes, de dimensions variées, qu’on met en mouvement pendant certaines parties de l’office, indiquent les douze signes du zodiaque. Suivant un autre, l’usage du rouet saint Martin s’explique par celui où l’on est, dans les églises, de se servir d’une sonnette pour avertir les fidèles de certaines parties de l’office. On a voulu, en augmentant le nombre des sonnettes, répondre, au goût naturel de l’homme pour l’harmonie. Saint Martin étant le patron de l’église, on a cru devoir donner son nom au rouet. Nous admettons plutôt cette opinion que la première. [1]

Il existe dans la paroisse de Golleville un manoir et un moulin nommés Quinquengrogne.

Montfaut, en 1463, trouva noble à Golleville Roger de la Haye.

En 1666, Chamillard y mentionne François Le Bas, dont la noblesse datait de 1576.

Le seigneur de Golleville, en 1789, était messire François-Adrien Pinel, écuyer, seigneur aussi des fiefs du Quesne et de Bussy.

La paroisse de Golleville relevait de l’intendance de Caen, de l’élection de Valognes et de la sergenterie de Pont-l’Abbé. Masseville lui comptait 140 feux imposables, Dumoulin 124, et Expilly 559 habitants. En 1871, elle en a 388.

Source :

Notes

[1] Voir, dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie : le rouet saint Martin de l’église de Golleville.