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Mémorial d’une famille normande 1715-1791 / par Florent Richomme

Éditeur : Salle (Falaise). Date d’édition : 1865. Format : 31 p. ; in-8
Source : Bibliothèque nationale de France, 8-LM3-959


".... Durant quelques jours que je passai, en septembre 1829, chez M. de Chênedollé, dans son habitation située sur la commune de Burcy, arrondissement de Vire, il m’apprit que le nom de ma famille subsistait encore dans cette paroisse rurale ; et nous pensâmes que la famille Richomme devait en être originaire. Mais le plus ancien document que je possède, indique la position de nos parents déjà loin de ce point de départ. L’un de nos aïeux avait sans doute depuis longtemps dételé sa charrue, et sa famille avait acquis droit de Bourgeoisie à Vire, petite ville renommée dans la province et où l’esprit gaulois, imbu de la civilisation latine, avait conservé sa sève indigène.

Origines : Le premier Richomme que je puis mentionner avec ce document authentique est le père de notre Bisaïeul ; il fut procureur au Baillage. Son fils hérita d’une maison rue aux Febvres, qu’il vendit à Jeanne Richomme (sa tante) le 29 novembre 1741.

L’acquêt de cette demeure remonte à Jean Richomme qui l’acheta des dames Ursulines, de Vire, par acte d’Enault, tabellion, en 1670.

Une transaction avec un voisin, au sujet des eaux et fenêtres, nous apprend l’existence de Charles Richomme, la dernière année du 17e siècle.

Jacques Richomme, procureur, laissa orphelin son fils unique. Il avait obtenu l’alliance d’une famille distinguée dans la bourgeoisie de Vire, les Duchastellier. Telle est l’opinion que l’on conçoit en voyant les deux frères, de ce nom, fixés à Paris, dans la première moitié du XVIIIe siècle ; l’un des deux ayant le titre et l’emploi de greffier du Châtelet, et le frère veuf, aïeul maternel de notre bisaïeul, vivant avec son frère.

L’acte que j’ai cité est le testament du grand-oncle maternel de notre bisaïeul. Je le copie sur l’original : il doit servir d’introduction à l’histoire de la famille........"