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La maison de Cosqueville

"manoir de Bellanville"


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Dès l’origine, le territoire de Cosqueville semble avoir été partagé en deux fiefs.
L’un appartenait à une famille des Coskets (d’où le nom de Cosqueville), famille qui aurait participé à la conquête de l’Angleterre, où ses descendants s’implantèrent, ce qui explique de nombreux Coskeville figurant dans les chartes de l’île de Wight.
L’autre fief appartint à la famille de Beaumont, d’où vient Bellanville, puis à celle d’Argouges.

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écu de la famille d’ESPINOSE

d’argent, à l’aigle de sable, becquée et onglée d’or, combattant contre un dragon de sable de même, armé et lampassé d’or

Près de la mare de Vrasville, on trouva en 1835 un grand nombre d’outils en fer ayant servi à battre la monnaie : pinces, marteaux, cuillers et enclumes. Parmi ces outils, figuraient des pièces d’essai à l’effigie de Philippe VI de Valois.

Au moment des guerres de religion, Robert de Hennot, seigneur de Cosqueville, se déclara en faveur du protestantisme. Le Parmentier combattait son influence avec ardeur. Un drame sanglant s’ensuivit : En 1558, Jean Le Parmentier fit un affront à Robert de Hennot, qui le souffleta. Sans attendre le jugement du procès, les Le Parmentier assaillirent Robert de Hennot, et lui portèrent plusieurs coups de poignard. Le seigneur de Cosqueville en réchappa, mais le sergent qui l’accompagnait fut tué. Le frère de l’assaillant en fuite, alors curé, fut condamné à être rompu vif ; ses membres furent attachés sur les quatre principales portes de la ville de Rouen.
En épilogue à cette exécution, le 6 juin 1562, Robert de Hennot et plusieurs des ses coreligionnaires furent massacrés.

Le manoir de Bellanville, communément nommé la maison de Cosqueville date du 18e siècle. Ce n’est qu’en 1912 qu’une tour est ajoutée ainsi qu’une nouvelle partie latérale.

Cest Marie Monique d’ESPINOSE [1], fille d’Adrien d’ESPINOSE, écuyer, née aux Oubeaux vers 1770, qui hérite, en 1804, de la terre et du manoir de Bellanville. Elle décéde à Cosqueville le 6 septembre 1828.

Le manoir appartient actuellement à la descendance de cette famille d’ESPINOSE (par les LESCHEVIN de PRÉVOISIN).

Notes

[1] - Lors de la recherche de noblesse de 1666 menée par l’Intendant CHAMILLART, Jacques d’ESPINOSE est maintenu noble, quoiqu’il n’ait produit que trois degrés, ayant égard à la qualité de chevalier, employée sur les pièces d’Alonze d’ESPINOSE. Edmond et Claude d’ESPINOSE obtinrent des lettres de naturalité en 1520. Au XVIIème siècle, la branche d’Edmond appartient à la religion protestante.

  • Ils portent : « d’argent, à l’aigle de sable, becquée et onglée d’or, combattant contre un dragon de sable de même, armé et lampassé d’or ».
  • Dans Recherches historiques sur les vingt communes du canton de Saint-Pierre-Eglise, au chapitre consacré à Cosqueville, l’Abbé Louis DROUET dit que l’une des branches de la famille d’ESPINOSE a l’honneur de garder les corps des souverains d’Espagne avant leur mise au tombeau. La branche passée en France fut naturalisée française par lettres patentes du Roi François Ier du mois de septembre 1520, entérinées à la Chambre des Comptes le 1er décembre 1520 « en considération des bons et loyaux services que feu Alonze d’ESPINOSE, chevalier, natif du pays d’Espagne, demeurant en celui de France dès son jeune âge, a fait par ci-devant à ses prédécesseurs rois et a lui tant au fait et exercices de ses guerres que autrement en plusieurs et maintes manières ». Il y a une contradiction entre le fait qu’Alonze est dit décédé en 1520 et la généalogie présentée par l’Intendant CHAMILLART où est cité son second mariage en 1532.