Le50enligneBIS
> Histoire > Divers > Psautier de la reine Isabelle d’Angleterre

Psautier de la reine Isabelle d’Angleterre

Bibliothèque Numérique Mondiale

zoom disponible dans la barre du bas (et tourner les pages) puis la molette de la souris pour le zoom.


JPEG - 2.3 ko

agnifiquement enluminé, le psautier [1] d’Isabelle contient le texte des psaumes en latin et en anglo-normand. Ce codex fut probablement un cadeau de mariage du roi Édouard II d’Angleterre (1284–1327) à son épouse Isabelle de France (1292/1296–1358), offert entre 1303 et 1308. L’initiale du psaume 119 illustre une reine, certainement Isabelle, agenouillée entre les armoiries d’Angleterre et de France. Écrit pour le diocèse d’York probablement dans l’atelier du prieuré augustin près de Nottingham (comme le révèle le calendrier), le psautier fut enluminé à l’atelier du Psautier Tickhill (conservé à la bibliothèque municipale de New York, Spencer 26). Ces deux manuscrits comptent parmi les psautiers anglais les plus richement enluminés du XIVe siècle. Le psautier d’Isabelle comprend trois cycles indépendants d’enluminure représentant des scènes de l’Ancien Testament. Le premier illustre des scènes de la création. Le second est un cycle de la vie du roi David, avec des scènes spéciales pertinentes pour une reine, notamment un mariage et le roi se cachant. Dans le bas de page de la version anglo-normande du psautier, le troisième cycle est constitué de scènes et d’animaux d’un bestiaire s’inspirant largement du Physiologue (bestiaire médiéval populaire, dérivé d’une ancienne source grecque), tandis que les initiales du texte anglo-normand illustrent des armoiries, principalement de chevaliers anglais. Le psautier d’Isabelle resta en Angleterre jusqu’au XVIIe siècle ou au début du XVIIIe. Il fut conservé à la bibliothèque de Maximilien Ier Joseph de Bavière (1756–1825, roi de Bavière entre 1806 et 1825) avant d’entrer dans l’actuelle Bibliothèque d’État de Bavière.
Contribution Bibliothèque d’État de Bavière

Notes

[1] Un psautier est un recueil de psaumes, souvent associé avec d’autres textes religieux comme un calendrier liturgique ou les litanies des saints. Il était au Moyen Âge et à la Renaissance généralement enluminé et rédigé en latin issu de la traduction de la Septante en occident ou en grec de la Septante en orient.