Le50enligneBIS
> Paroisses (autres) > Bretagne > Documents > procès-verbal de prééminences de l’église paroissiale de Plomeur en (...)

procès-verbal de prééminences de l’église paroissiale de Plomeur en 1753

Par Hervé Torchet

transcription de Hervé TORCHET


article

JPEG - 1.9 ko

n l’endroit c’est présentée demoiselle Françoise de Lohéac dame de Kernus faisant tant pour elle que pour dame Louise Charlotte de Lohéac veuve de défunt Messire Louis d’Esclabissac vivant ancien capitaine d’infanterie au régiment de Navarre demeurant au château de Kernus audit Plomeur, laquelle aux dites qualités et comme propriétaire de Kerrouant nous a dit qu’elles ont leurs prééminences droits honorifiques dans l’église paroissiale de Plomeur, lesquels droits honorifiques consistent en une grande tombe et enfeu élevée de terre à la hauteur d’un pied et demi, large d’environ 3 pieds et ½ et longue de 6 pieds et 4 doigts, étant du côté de l’évangile sous la 1ère arcade du chœur de ladite église, ladite tombe avançant en dedans de ladite arcade du côté du maître autel et marchepied d’icelui d’environ un pied, et armoyée d’un écusson portant une croix pattée simple au milieu de ladite tombe, et dudit côté de l’évangile avançant dans le chœur une autre tombe à fleur de terre armoyée de 5 écussons de relief et en bosse, celui qui est au milieu timbré et portant une croix pattée simple, et 4 autres écussons aussi en bosse avec plusieurs alliances de la maison de Kerrouant, au bas de laquelle tombe il y a un banc et accoudoir large de 3 pieds et 1 empan et long de 5 pieds et un amapn, joignant en dedans du chœur le 1er pilier du côté de l’évangile, au même chœur et du même côté de l’évangile joignant le marchepied du maître autel 2 autres pierres tombales à fleur de terre non armoyées mais traversées chacune d’une grande croix, observant de plus qu’il y a aussi du côté de l’évangile un corbeau supportant l’image de Ste Tumette patronne de ladite église paroissiale de Plomeur, au quel corbeau il y a un écusson en relief et en bosse portant une croix pattée simple qui sont les armes de Kerrouant, lequel écusson paraît avoir été altéré par le marteau, et qu’on y a creusé plusieurs rosettes qui n’y était pas anciennement, et ce en vue de s’arroger les droits honorifiques audit corbeau de pierre, que ladite demoiselle Françoise Lohéac auxdites qualités soutient dépendre de la terre de Kerrouant et non de celle de Kerbulic, et pour le justifier elle demande pour apurer que dans l’écusson posé sur le banc de ladite terre de Kerbulic les 5 rosettes dont la croix est chargée sont en bosse et en relief, au lieu que dans l’écusson étant au corbeau qui soutient l’image de Ste Tumette qu’on a altéré et barbouillé de peinture depuis peu d’années, se trouvaient creusées et piquées à coups de marteau ; conteste de plus ladite demoiselle que le banc et accoudoir étant dans le chœur dépendent de la terre de Kerbulic, ayant au contraire de tous temps appartenus à la seigneurie de Kerrouant ainsi qu’elle est en état de le justifier par titres et possession, et notamment par un procès verbal fait pour les prééminences de ladite église au mois de septembre 1622 et que dans la voûte du portail méridional de ladite église au haut du 2nd pilier du côté oriental qui abouti à la clef de ladite voûte il y a pareillement un écusson portant une croix pattée simple qui sont comme on l’a déjà dit les armes de ladite terre de Kerrouant, au surplus se réfère ladite demoiselle au contenu audit procès verbal de 1622. Pour raison de tous ses droits honorifiques en général et a signé sauf tous ses droits en général de Lohéac de Kernus.

JPEG - 1.9 ko

n l’endroit s’est présenté Messire François Joseph de Derval seigneur du Kergos et autres lieux, lequel a dit que pour raison de sa terre et seigneurie du Kergos en cette paroisse, qu’il a des droits honorifiques en ladite église paroissiale de Plomeur. Savoir au portail principal de ladite église le nombre de 6 écussons en bosse et en relief, l’un desquels étant à la gauche, est gravé d’un arbre de pin à 3 branches les 2 1ères d’icelle soutenant 2 oiseaux, et au dessus de la porte principale de ladite église autre écusson en bosse et en relief gravé desdites armes en la nef de ladite église, la prochaine voûte du chœur du côté de l’épître au haut de laquelle dans les 2 endroits suzerains 2 écussons aussi en bosse et en relief gravés des dits arbres et oiseaux.

Plus la prochaine chapelle du chœur en ladite nef du côté de l’évangile nommée la chapelle de Ste Anne, en laquelle chapelle il y a une vitre gravée et composée de 4 jours séparés les uns des autres de 3 jambages de pierre et de 6 soufflets au susain desquels il y a de Bretagne au 2nd y a “ d’argent à 1 arbre de pin avec 3 branches de sinople, soutenant sur les 2 1ères desdites branches 2 oiseaux d’or ”, au 3ème soufflet “ parti au 1er d’argent aussi arbre et oiseaux ci devant blasonné, et au 2nd d’azur à la tour d’argent ”, au 4ème “ pareillement un mi-parti , au 1er est ledit arbre à 3 branches de pin de sinople avec 2 oiseaux d’or, en la croix pattée d’azur parsemée de 5 roses d’argent ”, au 5ème “ parti au 1er audit arbre de sinople et oiseaux d’or, au 2nd d’argent à 3 fasces de gueules ”, au 6ème et dernier soufflet “ d’azur au chef édenté d’argent ”, et immédiatement au dessous y a une voûte au haut de laquelle se voit un écusson en relief chargé desdits arbre et oiseaux, et dans ladite voûte une tombe au pignon oriental de ladite chapelle dans une petite vitre composée de 2 jours séparés d’un jambage de pierre de taille et d’un seul et unique soufflet dans lequel se remarque la figure du sauveur du monde portant en la main senestre un globe d’argent surmonté d’une croix d’or. Au premier desdits jours se voit un priant et une priante, ledit priant en cotte d’armes ayant à ses genoux un (sic) taré de front, et lesdits priant et priante ayant leurs habits chargés de deux écussons et de trois têtes de loup arrachées de sable, et le second vairé et contrevairé d’argent et d’azur, tant en alliance avec les anciennes armes dudit manoir du Kergoz, et au milieu de l’autre joignant ladite vitre, un écusson gravé desdits arbres et oiseaux, autre pareil écusson dans deux soubassements de pierre de taille soutenant l’image de Notre Dame en ladite chapelle Sainte Anne. Pareillement, ledit sieur de Derval est fondé lui et ses auteurs de tout temps immémorial en droit de banc et accoudoir en ladite chapelle, et aussi en droit de nomination de chapellenie servie en icelle, laquelle chapelle avec tous et chacun les prééminences, écussons, alliances, doits et marques honorifiques dessus dits dépendent de tout temps de ladite terre et seigneurie du Kergoz, et en cas d’omission déclare ledit sieur de Derval se référer au procès-verbal du mois de septembre 1622 ci-devant représenté par la demoiselle de Kernus, requérant ledit sieur de Derval qu’il lui soit délivré des copies en forme des procès-verbaux qui ont dû avoir été faits de ladite église de Plomeur ainsi que des délibérations qui ont aussi dû avoir été prises à ce sujet des 25 juin et 10 décembre 1752 à ses frais, déclarant s’opposer formellement à la démolition totale de ladite église, attendu qu’il n’y manque que quelques réparations que l’on peut faire, requérant que jeudi prochain on assigne une délibération afin de pourvoir auxdites réparations, de tout quoi il demande acte et que copie lui soit délivrée à ses frais de la présente opposition et a signé sous la réservation expresse de tous ses droits dus, actions et conclusions contre tous ceux qu’il appartiendra et sans que sa présence puisse lui être opposée en aucun temps pour fin de non-recevoir ni acquiescement, et passé la remise desquelles pièces il réserve aussi de prendre telles conclusions qu’il appartiendra. Signé Fran. Jos. De Derval.

JPEG - 1.8 ko

edit seigneur de Derval pour le seigneur comte de Grénédan, requiert qu’il nous plaise lui donner pour constants les apurements portés au procès-verbal ci-devant mentionné du mois de septembre 1622 au sujet des prééminences et droits honorifiques dudit seigneur de Grénédan dans la susdite église, sans néanmoins aucunement déroger ni préjudicier audit seigneur de Grénédan contre tous ceux qu’il appartiendra, déclarant aussi pour ledit seigneur de Grénédan opposer la démolition de ladite église, consentant qu’on y fasse les réparations urgentes et nécessaires et a signé Fran. Jos. De Derval.

Ledit Le Bris procureur de Messire Alain-Marie le Gentil seigneur de Rosmorduc demande et requiert qu’il nous plaise lui donner pour apuré qu’il paraît dans la voûte du vestibule du baptême au midi de ladite église un écusson en pierre chargé de trois croissant et un lambel qui sont les armes de la terre de Kerazan paroisse de Loctudy appartenant audit seigneur de Rosmorduc dont il demande acte, et a signé sous la réservation des droits de sa partie et de se pourvoir vers et contre qui il appartiendra dans la suite. Signé Le Bris. Et en l’endroit a aussi comparu dame Marie-Françoise de Lhonoré épouse de Monsieur de Villeblanche conseiller au parlement de cette province, ladite dame accompagnée et assistée de Messire Jean-Marie de Penfentenyo chevalier seigneur de Lezimer, et séparée de biens dudit seigneur de Villeblanche son époux, laquelle comme propriétaire de la terre et seigneurie de la Villeneuve où elle est actuellement résidente située en ladite paroisse de Plomeur, requiert que dans l’état et procès-verbal qui sera dressé des prééminences et droits honorifiques de la susdite église paroissiale il lui soit donné pour reconnu et apuré que toutes prééminences et intersignes de droits honorifiques se trouvant dans la chapelle dite vulgairement la chapelle du Rosaire sise et construite au plus haut bout de ladite église, et faisant la chapelle côtière du maître-autel, du côté de l’Epître, sont, appartiennent et dépendent de sa terre de la Villeneuve, dont les armes et intersignes sont l’écusson chargé d’un écureuil rampant, lesquelles armes sont en bosse sur les deux côtés ou piliers de la première arcade qui prend du maître-autel, à venir dans le chœur ou chancel de ladite église dudit côté de l’Epître et chapelle actuellement appelée chapelle du Rosaire du côté du cimetière est un enfeu ou voûte dans laquelle est une tombe élevée sur laquelle est une croix florencée et engravée avec deux écussons en bosse chargés d’un écureuil rampant, qu’à la vitre de ladite chapelle, et au seul écusson qui y est, doit être et était ci-devant un écusson chargé dudit écureuil, ce que dans la dite chapelle ainsi qu’il se justifie par ses titres devait être un banc et accoudoir à la jonction de la balustrade appartenant et dépendant aux propriétaires de ladite terre et seigneurie de la Villeneuve, et comme aujourd’hui, au-dehors de ladite balustrade, et joignant ladite tombe élevée il se trouve un grand banc clos posé par le défunt sieur Billoart de Kervazégant, ledit banc chargé sur la première planche servant d’accoudoir d’un écusson aux armes desdits feus sieur et dame de Kervazégant, ladite dame de Villeblanche requiert acte de la répétition de ses protestations au sujet de la position dudit banc, déclarant même à ce sujet répéter les motifs et moyens employés dans l’instance qu’on lui a dit être pendante audit siège présidial, et réserver à ce sujet tous ses droits aux fins de faire ôter et enlever ledit banc, qu’il lui soit pareillement donné acte que joignant le premier pilier du chœur ou chancel de ladite église, est un banc lui appartenant sur l’accoudoir ou première planche duquel est un écusson en bois chargé des armes mi-parties de Lhonoré et de Coatlogon et qu’il soit donné aussi acte des autres écussons et intersignes des droits honorifiques de sa dite terre de la Villeneuve qui se trouvent et qui ont de tout temps été dans les vitraux des différentes chapelles, portiques et portes de ladite église paroissiale, et aussi des réservations que le fait de réclamer lors et quand il appartiendra, tous les autres droits honorifiques réservés en faveur des seigneurs de la Villeneuve par les contrats de vente et d’acquisition des terres du Kergoz, Musurmel et la Villeneuve, et tous droits et prééminences référés dans le procès-verbal du 5 septembre 1622 relaté dans le plaidé de ladite demoiselle Lohéac de Kernus, déclarant au surplus en ce qui pourra regarder la réparation ou réédification de ladite église paroissiale n’avoir aucun moyen opposant à ce qui sera jugé et réglé de plus convenable à ce sujet tant pour les nécessités de l’église que pour l’utilité du peuple, et se remettre ce touchant à justice, et aux délibérations justes et réglées du général de ladite paroisse et a signé avec ledit sieur de Penfentenyo. Signé J. M. Penfentenyo de Lezimer, Lhonoré de Villeblanche.

JPEG - 1.8 ko

edit sieur de Kerlivio Frollo pour les gens du roi nous a requis de décerner acte des dires et raisons des plaidés ci-dessus sans préjudicier aux droits du roi, ce sauf à contredire les prétentions desdits comparants s’il est vu appartenir, nous a aussi requis de donner défaut vers les non-comparants faute de s’être présentés ni aucun procureur pour eux, et par le profit qu’il soit procédé à la visite, examen et état des prééminences et droits honorifiques qui peuvent se trouver en ladite église à valoir et en conservation des droits de qui il appartiendra, et cependant attendu l’opposition formelle du sieur de Derval à la démolition totale de ladite église, et son soutien qu’il n’y manque que quelques réparations aux fins de pourvoir auxquelles il a requis qu’il soit assigné délibération à jeudi prochain, et que copies lui soient délivrées des procès-verbaux qui ont dû avoir été faits de ladite église ainsi que des délibérations des 25 juin et 10 décembre 1752, ledit sieur de Kerlivio a requis qu’il soit ordonné à la demoiselle de Lohéac qui a mentionné dans son plaidé un procès-verbal fait pour les prééminences de ladite église au mois de septembre 1622, de le déposer aux mains de notre greffier, sauf à le faire remettre passé de l’exécution de la présente commission, ou suivant qu’il sera ordonné, qu’il soit aussi ordonné audit général de représenter et déposer les délibérations desdits jours 25 juin et 10 décembre 1752, et de s’expédier sur l’opposition dudit sieur de Derval et a signé Frollo de Kerlivio.

Nous avons décerné acte des dires et réquisitions ci-dessus et spécialement, de celles dudit sieur de Kerlivio, et en conséquence avons quant à présent ordonné que ledit procès-verbal du 5 septembre 1622 soit déposé aux mains de notre greffier pour être joint au présent pendant l’exécution de la présente commission, sauf à être fait droit sur la remise d’icelui à la fin d’icelle, ou autrement suivant qu’il sera de nous statué, et ordonnons au surplus que ledit Gorgeu aux qualités qu’il agit se délibérera, et prendra en l’endroit communication des réquisitions dudit sieur de Kerlivio Frollo, et des plaidés mis par ledit sieur de Derval tant en privé qu’agissant pour le sieur de Grénédan, avons pareillement ordonné que lecture de notre susdite ordonnance et réquisitions dudit sieur Frollo soit donnée par notre greffier à ladite demoiselle de Lohéac de Kernus et audit Gorgeu ce qui a été fait en l’endroit par notre susdit greffier, laquelle lecture faite, ladite demoiselle de Kernus a déclaré ne pouvoir déposer le procès-verbal mentionné dans son plaidé ni s’en dessaisir, offrant cependant d’en faire la communication sans déplacer, ou d’en donner copie aux frais de qui il appartiendra et a signé sous la réservation de ses droits aux qualités qu’elle agit. Signé de Lohéac de Kernus.

JPEG - 1.8 ko

edit Gorgeu pour lesdits sieur Guesdon et le fabrique après avoir eu communication de l’ordonnance et des plaidés ci-dessus répond qu’il ne s’agissait présentement que de procéder au procès-verbal des prééminences lequel n’a été requis qu’aux fins de la délibération du général du 10 décembre dernier qui est déposée, qu’à l’égard de l’opposition du sieur de Derval à la démolition totale de l’église disant qu’il n’y manque que quelques réparations et requérant afin d’y pourvoir qu’il soit assigné jeudi prochain une délibération, ledit Gorgeu répond que le général dûment assemblé a par la même délibération du 10 décembre dernier reconnu la nécessité d’une réédification entière de l’église sans que pour en constater autrement l’état il fût besoin d’autre vérification par des ouvriers et architectes, se rapportant au procès-verbal rapporté au sujet en cours de visite par le révérend évêque dans cet état ledit Gorgeu audit nom proteste de nullité de l’opposition dudit sieur Derval qui ne peut détruire le fait du général dûment assemblé. A l’égard de l’opposition que ledit sieur Derval déclare faire pour Monsieur de Grénédan à la démolition, ledit Gorgeu interpelle ledit sieur Derval de représenter pouvoir et procuration de Monsieur de Grénédan, à défaut de quoi l’opposition ne peut être reçue, soutient de plus ledit Gorgeu qu’à l’ouverture du procès-verbal de ce jour le dénommé La Fontaine a représenté une lettre de Monsieur de Grénédan datée du 17 de ce mois à l’adresse dudit Fontaine par laquelle il n’était mention d’aucune opposition à la démolition et a signé sous la réservation des droits du général. Signé Legorgeu.

En l’endroit ont comparu Hervé le Pape de Penanprat, Pierre Bargain de Trémillec, Joseph Kerchrom de Lesplomeur, Maurice Volant de Penfont, Guillaume le Drezen de Lesplomeur, Yves le Guiriec de Kervent, Jean Quenet du bourg de la Magdelaine, Jean le Tanneau de Kersivy, François Stephan de Lescors, Claude Keraudren de Kersidal, Ambroise Tanneau de Poulguen, Jean Treberon de Kervennec, Sébastien le Coz de Keryoué et Jacques Souron de Rufoligon, Louis le Borgne du bourg de la Magdelaine, Jacques Larnicol de Penfont Creis, René Senven de Kerancalvez, Yves Bargain de Lesplomeur, Michel Tanneau de Kersoch, Jean le Roux de Kervennec Plomeur, Yves Souron de Kermathéano, Jean le Guiriec de Lestreguiou, Pierre Treberen de Kerlan Kergoz, Jean Larzul de Kerlanneau, Jacques le Roux de Kervennec, Sébastien Nédélec de Lesplomeur, Sébastien Larnicol de Lestreguiou, Sébastien Durand de Kersiviny, Guy le Cosquer de Trémillec Lesivy et Corentin Bargain dudit Lesplomeur tous paroissiens notables habitants de la paroisse, lesquels ont requis l’exécution de la délibération du 25 juin 1752 qui tend à faire faire les réparations qui seraient jugées nécessaires et urgentes de cette église paroissiale, parce qu’à fur et mesure qu’on eût fait des réparations qu’on eût pris les fonds qui se fussent trouvés dans cette église, et dans les chapelles, et qu’on y eût fait contribuer les personnes y tenues et soumises aux termes des édits et ordonnances royaux, et arrêts de règlement de la cour, et que pour parvenir avec connaissance de cause et savoir au vrai les endroits indigents de réparation de ladite église, le général eût nommé des ouvriers connaisseurs dans trois mois, cette délibération fût solennellement tenue et honorée de la présence de Monsieur le procureur du roi du présidial, en présence duquel l’intention du général fût rapportée avec toute l’exactitude possible : le sieur recteur voyant ne pouvoir réussir dans l’exécution de son projet qui tend à la démolition totale de ladite église, projet totalement constaté par acte sous seing privé du 28 février 1751 fit faire un procès-verbal de visite le 30 août 1752 par le révérend évêque de Quimper, en conséquence de ce procès-verbal le sieur recteur annonça une délibération à être tenue ce touchant le 10 setembre 1752 mais les délibérants ne pouvant délibérer avec liberté et se trouvant en charte privée par la fermeture de la porte de la sacristie et du nantissement de la clef et se voyant privés de la faculté d’avoir les officiers qu’ils avaient requis pour rapporter leurs intentions qui tendaient à demander l’exécution de la délibération dudit jour 25 juin 1752 furent empêchés et opposés de délibérer par le fait du sieur recteur et de ses prêtres, faits constatés par acte du 10 septembre 1752 au rapport de Baudouyn et Queuneuder notaires royaux contrôlé le 14 de ce même mois de septembre, de sorte qu’on peut regarder la délibération du mois de décembre telle qu’elle soit comme le propre ouvrage du sieur recteur et formellement contraire aux intentions du général qui est composé pour ainsi dire de tous les susnommés qui requièrent formellement l’exécution de la délibération du 25 juin 1752 et opposent formellement la démolition totale de ladite église en requérant la délivrance de la délibération prétendue faite au nom du général au mois de décembre pour être en état de se pourvoir par les voies de droit contre icelle, et lesdits susdénommés ayant déclaré ne savoir signer de ce interpellés ni pu trouver en nombre suffisant sur les lieux pour signer pour eux a signé à leur requête Maître Sallaun avocat dudit général. Signé Sallaun du ... avocat du général.

JPEG - 1.8 ko

edit Le Gorgeu répondant au plaidé inséré par Maître Salaun se qualifiant d’avocat du général sans constater d’aucune délibération qui l’ait chargé d’assister au présent procès-verbal, dit que le plus grand nombre de ceux dont ledit Salaun a inféré les noms en son plaidé n’ont point comparu et qu’il ne représente point de procuration d’eux, pour quoi il nous requiert de faire faire appel de tous lesdits dénommés au plaidé et de les interroger s’ils y adhèrent soutenant au surplus ledit Le Gorgeu que quand ils y adhéreraient présentement, leur adhésion serait inutile contre la délibération du 10 décembre que le général dûment assemblé n’a point révoquée. Elle fut lue prônalement aussitôt qu’elle fut arrêtée, et personne ne s’y opposa, et si les délibérants y ont révoqué celle du 25 juin c’est parce qu’ils avaient eu tout le temps de vérifier et de reconnaître la nécessité de la réédification entière, et que la dépense d’un procès-verbal d’experts pour vérifier de simples réparations leur eût été dans cet état infructueuse, ils ont voulu en destiner les frais à de meilleurs usages, enfin la reconnaissance des douze délibérateurs que la réédification entière de leur église est indispensable, a été jusques ici accompagnée de la même reconnaissance de plusieurs personnes de distinction propriétaires de biens fonds en cette paroisse qui ont donné quelques matériaux pour contribuer à la réédification de l’église, et par les autres paroissiens, même par les dénommés au plaidé de Maître Salaun qui tous se sont prêtés au charroi de pierres et bois que le sieur Guesdon a acheté ou eu de présent, il a fait une dépense au moins de 1500 livres de ses propres deniers, et a aussi donné des nourritures et des rafraîchissements aux charretiers tous paroissiens qui n’ont pu faire ces charrois de plus de 3000 charretées de pierres, et de la quantité de bois qui se voit aux environs de l’église que pour la réédifier, et c’est les mettre en contradiction avec eux-mêmes que de leur faire maintenant offrir de simples réparations. Quoiqu’il en soit le procès-verbal de prééminences qui devait faire le seul objet de la descente suivant même la délibération du 10 décembre n’en doit pas être moins continué quand on parviendrait à faire dire qu’il ne se fera que de simples réparations qui rendraient infructueuse en plus grande partie les dépenses, et les travaux déjà faits, et si pour vérifier l’état ruineux de l’église Messieurs les juges se portent à faire descendre des experts suivant les réquisitions de Maître Salaun, cette dépense doit être aux frais des requérants, et non aux frais du général qui a eu la prudence de les vouloir éviter. C’est mal à propos que l’on veut rendre toute personnelle au sieur Guesdon la délibération du 10 décembre et le procès-verbal du révérend évêque qui longtemps avant que le sieur Guesdon a été pourvu de cette paroisse, avait averti les paroissiens de mettre leur église en sûreté et en état de décence ce qui est notoire. Enfin la délibération du 10 septembre prouve par elle-même comme celle du 10 décembre combien leur suffrage a été libre, puisque dans l’une ils n’ont point délibéré sur l’objet des réparations par la seule raison qu’ils croyaient ne le pouvoir faire, ce que dans l’autre ils ont délibéré avec une entière connaissance et après trois mois de réflexion durant lesquels ils ont eu le temps de s’instruire. Au surplus le reproche que l’on fait au sieur Guesdon d’avoir tenu fermée la chambre des délibérations lors de la délibération du 10 septembre est bien déplacée ne s’étant ainsi renfermé lui-même avec les délibérateurs que pour éviter les troubles et n’y ayant aucune réquisition d’officiers de la part du général, au-dessus de quoi protes de nullité et a signé sous réservation des droits du général. Signé Legorgeu.

JPEG - 2 ko

ous susdit sénéchal, avons donné acte auxdits le Gorgeu et Salaun avocat aux qualités qu’ils agissent de leurs dires raison, plaidés et réquisitions, et ouï sur le tout le sieur de Kerlivio Frollo dans ses conclusions et réquisitions verbales, sur la déclaration de ladite demoiselle de Lohéac de ne vouloir se ressaisir du procès-verbal du 5 septembre 1622 dont est fait mention en ses plaidés, avons donné acte audit sieur de Kerlivio de ses protestations contre le refus fait par ladite Lohéac d’obéir à notre susdite ordonnance sauf ci-après à être procédé comme il appartiendra sur la communication par elle offerte, et faisant droit sur les réquisitions tant dudit sieur Derval en privé que se disant agir pour le sieur de Grénédan et sauf à lui faire représenter lorsqu’il sera vu dudit sieur de Grénédan, et aussi sur les motifs et moyens allégués par ledit Salaun avocat avons ordonné que les délivrances et expéditions en forme des délibérations du général dudit Plomeur des 10 (NDHT pour 25) juin, 10 septembre et 10 décembre 1752 seront déposées et jointes au présent à valoir et servir comme il appartiendra, et attendu les réquisitions et déclarations des parties susnommées, et leurs oppositions à la démolition et réédification de ladite église, et leur soutien qu’il n’y manque que de simples réparations auxquelles on peut subvenir par l’état des fonds actuels, avons ordonné qu’aux périls et fortunes de qui il appartiendra, Jean Viollard architecte et François le Jar maître maçon demeurant à Quimper experts ouvriers seront mandés pour se trouver sur les lieux en ladite église paroissiale pour avec ledit Nicolas Pochic vaquer et travailler après serment par eux prêté à la manière accoutumée et rapporter procès-verbal de l’état actuel de ladite église, et des carences et défectuosités qui s’y trouvent, et donner leur avis sur la nécessité soit de démolir et réédifier, soit de réparer, et sur les réquisitions dudit le Gorgeu auxdites qualités avons ordonné que les parties dénommées dans le plaidé dudit Maître Salaun se trouveront sur les lieux demain trente de ce mois avant midi pour être présents audit procès-verbal d’experts, et pour répondre aux interpellations leur faites par ledit Gorgeu, au surplus avons donné défaut contre tous autres prétendants droits non comparants faute de s’être présentés ni aucun procureur pour eux, et par le profit avons ordonné qu’il sera par nous en présence de toutes les susdites parties intéressées, procédé à la visite, examen, état et procès-verbal des prééminences, intersignes et marques de droits honorifiques, d’écussons, armoiries et bancs qui se trouvent en ladite église paroissiale à valoir et en conservation des droits de qui il appartiendra demain huit heures du matin, à laquelle assignation avons renvoyé la continuation du présent, et attendu qu’il est six heures du soir, nous nous sommes retirés pour prendre nos logements sauf et sans préjudice d’être ci-après statué ce qu’il appartiendra sur le surplus des réquisitions, demandes et déclarations des dénommés au présent, fait en ladite église paroissiale sous nos seings et ceux des dénommés ci-dessus présents les autres s’étant retirés avant la clôture. Signé J. Guesdon recteur de Plomeur, J. M. Penfentenyo de Lezimer, Fran. Jos. De Derval, Legorgeu, N. Pochic architecte, Coroller, H. de Silguy sénéchal, Frollo de Kerlivio, Royou greffier.

JPEG - 1.9 ko

t avenu ce jour 30e octobre 1753, nous susdit sénéchal, nous sommes rendus en la susdite église paroissiale de Plomeur à huit heures du matin en compagnie dudit sieur de Kerlivio Frollo, et dudit Royou notre greffier, où étant avons trouvé ledit sieur recteur de ladite paroisse assisté de Gorgeu son procureur et avons aussi trouvé ladite demoiselle Lohéac de Kernus assistée ainsi qu’hier de Maître Audouin son avocat, ledit sieur de Derval, et ledit Maître Sallaun agissant comme dit pour son plaidé, et Nicolas Pochic, en présence de toutes lesquelles parties avons fait faire par notre greffier lecture des derniers plaidés du jour d’hier, de notre ordonnance et clôture de ladite journée, après quoi en conformité et en exécution de la susdite ordonnance avons vaqué comme ensuite au procès-verbal des prééminences et intersignes des droits honorifiques qui se trouvent dans ladite église, et sur la déclaration de Pochic et les observations par lui faites ainsi que le mesurage du dedans de ladite église, nous a rapporté et fait voir qu’elle a de longueur entre les deux pignons 104 pieds, qu’elle est composée dans le milieu de son intérieur de deux rangs de piliers au nombre de sept de chaque côté à commencer depuis le premier pilier du chœur jusques au dernier du bas de ladite église, lesquels piliers sont liés et terminés par des voûtes le tout de pierre de taille, qu’au bout supérieur de ladite église se trouvent trois autels sur la même ligne, le grand autel au milieu, l’autel de la chapelle du Rosaire étant du côté de l’Epître, et l’autel, et la chapelle de Notre Dame de Pitié du côté de l’Evangile, dans laquelle dernière chapelle se trouve la porte de la sacristie, lesdits trois autels clos et fermés par une balustrade de continuité qui prend depuis et joignant la porte de la sacristie, jusques au coin et bout inférieur de l’arcade et voûte qui est dans ladite chapelle du Rosaire, laquelle balustrade a 44 pieds de long ce qui forme la largeur de ladite église en cet endroit, ladite église a aussi deux bas côtés du nord et du midi de la largeur de 9 pieds du côté du nord, et de 7 de celui du midi, que de la susdite balustrade au premier pilier du chœur il y a six pieds de distance du côté de l’Epître aux premiers piliers du chœur, et du côté de l’Evangile 6 pieds et demi, et vérifiant les écussons et autres intersignes de droits honorifiques qui se trouvent auxdits autels, chapelles et vitraux d’iceux, nous a été observé, et avons remarqué que la maîtresse vitre du grand-autel est établie dans le pignon oriental composé dans cet endroit de forme de pierre de taille pour soutenir les différents vitraux qui se trouvent tous peints et chargés de plusieurs figures distinctes et de différente couleur, et donnons pour apuré que dans ladite maîtresse vitre il n’y a que cinq écussons armoyés, que lesdits écussons sont tous aux armes de Bretagne, dont deux au haut de ladite vitre deux autres au-dessous se rapprochant, et le cinquième en plus petit dans l’angle au bas de la vitre du côté de l’Epître qu’aux deux côtés de ladite vitre il y a deux corbeaux, l’un du côté de l’Epître qui est vide, et l’autre du côté de l’Evangile en forme de cul-de-lampe sous l’image de sainte Thumette sur lequel corbeau il y a, et pareil un écusson en bosse et pris dans la pierre formant ledit corbeau ledit écusson portant une croix pattée, ladite croix ayant aux extrémités de chaque branche, et au milieu d’icelle des rosettes, molettes ou quintefeuilles engravées ou creusées faisant lesdites rosettes ou molettes le nombre de cinq, et sur ce que ledit sieur de Keréon le Dall a soutenu par son plaidé que ledit écusson porte les armes de la maison de Kerbulic qu’il dit être d’or à une croix pattée d’azur parsemée ou chargée de cinq rosettes d’argent, et le soutien au contraire de ladite demoiselle de Lohéac de Kernus que ledit écusson en pierre ne doit être qu’une croix pattée simple qui sont les armes de la terre de Kerouant, laquelle croix ne doit être parsemée ni chargée d’aucune autre marque, armoiries ou intersignes, et que le changement qui y paraît à présent n’a pu être occasionné que par méfaits ce qui se vérifie par la relation faite dudit écusson par le procès-verbal du mois de septembre 1622 et par l’écusson qui se trouve actuellement sur le banc appartenant audit sieur de Keréon le Dall, avons à cet égard et sur les contestations et soutiens respectifs desdites parties, icelles renvoyées se pourvoir par les voies de droit, sauf à être ci-après donné tels apurements qu’il sera vu sur l’état actuel des armoiries et écussons qui se trouvents touchant les droits respectivement soutenus par ladite demoiselle Lohéac et ledit sieur de Keréon : Et après avoir fait ôter le pavement et devant du maître-autel avons donné pour apuré qu’au milieu de la pierre formant le pavement dudit maître-autel il y a trois écussons relevés en bosse et en écartelé un de chaque côté du parement dudit autel, et l’autre au milieu posé dans une espèce de niche creusée, lesquels écussons portent en la 1ère et en la 2de partie un château ou tour, et en la 3e ou 4e partie un chat huant, et le troisième desdits écussons faisant celui du milieu ne porte qu’une forme de château ou de tour dont le milieu ne paraît plus. Donnons pareillement pour vérifié que dans la vitre de l’autel de Notre Dame de Pitié étant dans la chapelle du même nom, et dans laquelle se trouve la porte de la sacristie et au côté de l’Evangile dudit maître-autel il y a cinq écussons dont le premier placé en l’endroit supérieur porte de Bretagne, dans lequel il se remarque une partie d’écusson rompu, et rétabli en verre blanc et plus bas se trouvent comme dans la même ligne deux écussons avec un verre blanc au milieu d’iceux qui paraît former l’emplacement d’un autre écusson, que l’un desdits écussons étant du côté de l’Evangile dudit autel, et le plus près de la sacristie est d’or à la croix pattée d’azur chargée ou parsemée de cinq rosettes d’argent une à chaque extrémité, et l’autre au milieu de ladite croix, que l’autre écusson qui paraît sur la même ligne du côté de l’Epitre dudit autel, et de l’Evangile du maître-autel est d’azur à l’écureuil d’or, que ladite dame de Villeblanche a soutenu être les armes de sa terre de la Villeneuve, qu’au milieu desdits deux écussons ne paraît actuellement qu’un verre blanc ne portant aucune arme ni intersigne quoique par le plaidé de Le Bris procureur et faisant pour la dame comtesse du Guay il ait requis qu’il lui soit donné pour constant et apuré que dans ladite vitre il y ait un écusson portant de gueules à l’aigle à deux têtes éployée d’argent armé et becté d’or, lequel écusson devait suivant son plaidé se trouver immédiatement au-dessous de celui de Bretagne qui est véritablement l’endroit où se trouve actuellement le verre blanc dont est ci-dessus fait mention, lequel verre blanc peut effectivement suivant la relation portée au procès-verbal du 5 septembre 1622 représenté et retenu par ladite demoiselle de Lohéac, avoir été mis en la place du vitreau chargé des armes et écussons réclamés par ledit Le Bris, que le dernier desdits écussons se trouvant immédiatement au-dessous dudit verre blanc porte, et fait paraître un arbre arraché chargé de deux oiseaux.

JPEG - 1.9 ko

n l’endroit est venu Robert Jean Coroller huissier de la présente commission, lequel en exécution des ordres lui donnés le jour d’hier s’étant rendu audit Quimper, a mandé de notre part Jean Violard et François le Jar, et nous a rapporté que lesdits ouvriers experts se sont rendus avec lui pour effectuer ce qui leur sera prescrit, en conséquence avons décerné acte de la présence dudit Jean Violard actuellement résidant à Quimper pour les ouvrages publics, et François le Jar maître maçon résidant audit Quimper paroisse du Saint-Esprit, auxquels ainsi qu’audit Nicolas Pochic aussi présent après qu’ils ont séparément levé la main et promis par serment de se bien et fidèlement comporter au fait de la commission dont est cas, avons fait faire lecture de notre ordonnance du jour d’hier, et ordonné de vaquer au procès-verbal de l’état actuel de ladite église paroissiale de Plomeur, rapporter exactement les carences et défectuosités qui se trouvent aux édifices tant extérieurs qu’intérieurs de ladite église, et de donner précisément leur avis soit sur la nécessité de démolir et réédifier, soit sur la faculté et facilité que l’on pourrait avoir de réparer et raccommoder les parties desdits édifices qui paraissent actuellement en ruine, ou menacer prompte ruine et du tout rapporter leur procès-verbal séparé du présent, sauf à en faire devant nous telle vérification et rapport qu’il appartiendra pour ladite vérification et rapport être inscrits au présent s’il y échoit passé de la lecture qui en sera donnée à toutes parties requérantes et intéressées, et sauf et sans préjudice à tous délibérants et notables de ladite paroisse de Plomeur à être présents si bon leur semble soit audit procès-verbal d’experts, ou à la vérification qui sera faite, et à être inséré dans les suites tels plaidés ou réquisitoires qu’il appartiendra de la part des dénommés au présent ou autres qui pourraient intervenir. Et ont lesdits experts signé François le Jar, Viollard, N. Pochic architecte.

Et ensuite entrés dans la chapelle du Rosaire formant la côtière du côté de l’Epître dudit maître-autel avons donné pour apuré qu’il n’y a aucun vitreau dans le pignon de ladite chapelle, que dans la vitre étant du côté de l’Epître et du cimetière, il n’y a qu’un seul écusson dans lequel on remarque en y faisant une attention particulière un écureuil d’or à fond d’azur ledit écusson en partie effacé, que le casque au haut dudit écusson et les ornements qui l’accompagnent sont bien formés et marqués, que près l’autel de ladite chapelle et dans le sanctuaire entre la balustrade et le pignon oriental dans l’intérieur du mur du côté du cimetière est un enfeu ou tombe voûtée et élevée, sur laquelle avons vu une grande croix florencée et engravée, et au côté de ladite croix avons vu deux écussons en relief portant un écureuil rampant, et avons donné pour apuré qu’au-dehors du sanctuaire et balustrade dudit autel se trouve actuellement un grand banc clos de la largeur de quatre pieds et huit pouces et longueur de quatre pieds dix pouces qui prend du bout inférieur de ladite tombe élevée jusques au mur occidental de ladite chapelle, que sur la première planche ou accoudoir dudit banc se trouve un écusson chargé des armes des feus sieur et dame Kervaségant Billoart qui sont d’or à la croix d’azur surmontée de deux étoiles de gueules, de gueules à deux chevrons brisés d’argent surmontés de deux molettes de même lequel banc on nous a dit avoir été accordé et concédé par le général audit feu sieur de Kervaségant à la charge d’une rente annuelle de six livres au profit de la fabrique. Au parsus avons décerné acte à ladite dame de Villeblanche des réservations et protestations portées en son plaidé pour ce qui regarde ledit banc concédé, et pour être fait droit sur lesdites protestations l’avons renvoyée se pourvoir vers qui il appartiendra ..., avons aussi donné pour apuré que sur l’arc-boutant et premier pilier du chœur formant la première arcade de ladite église du côté de l’Epître, et faisant le dehors de ladite chapelle du Rosaire, se trouvent au haut et des deux côtés de ladite arcade deux écussons en relief sur pierre chacun desquels écussons est chargé d’un écureuil que ladite dame de Villeblanche a soutenu être les armes de sa terre de la Villeneuve, qu’au bas et joignant ledit pilier qui est le premier du chœur du côté de l’Epître est un banc clos, sur l’accoudoir duquel est un écusson portant les armes de Lhonoré et de Coetlogon qui sont losangé d’argent et de sable à la cotice de gueules et à l’écu chargé de trois écussons d’hermines lequel banc ladite dame de Villeblanche a déclaré et maintenu lui appartenir. Donnons aussi pour apuré qu’au vis-à-vis et à l’opposite dudit banc et joignant le premier pilier du chœur du côté de l’Evangile, se trouve un grand banc à deux rangs sur lequel banc il n’y a aucun écusson, et sur ce qu’il paraît par les plaidés de ladite demoiselle de Lohéac et du sieur de Keréon qui réclament l’un et l’autre la propriété dudit banc par rapport aux terres de Kerrouant et de Kerbulic, avons pour être statué sur lesdites prétentions respectives renvoyé se pourvoir ; donnons pareillement pour apuré que joignant le mur du bas-côté étant au nord de ladite église et près de la sacristie, presque sur le même alignement que les deux derniers bancs ci-décrits, se trouve un autre banc clos aussi à deux rangs, sur le premier rang et accoudoir duquel est un écusson portant une croix pattée chargée de cinq rosettes dont une au milieu de ladite croix, et les quatre autres posées aux quatre extrémités, et sur les réquisitions de ladite demoiselle de Lohéac et sans préjudicier aux prétentions dudit sieur de Keréon, avons donné pour apuré à ladite demoiselle, que sur l’écusson qui se trouve sur ledit banc appartenant audit sieur de Keréon lesdites rosettes paraissent en relief et mises en dehors, au lieu que les cinq rosettes qui se trouvent sur la croix pattée qui est en écusson sur le corbeau de pierre sur lequel est posée l’image et statue de sainte Thumette, paraissent engravées, creusées, et sont différentes en ce, de celles posées sur l’écusson étant audit banc, avons pareillement donné pour apuré qu’au-dessous dudit banc du même côté et vis-à-vis la troisième arcade de ladite église faisant la première de la nef du côté du nord est une chapelle et autel dite de sainte Anne, dont tous les écussons, intersignes et droits honorifiques sont réclamés par ledit sieur Derval, qu’au pignon oriental de ladite chapelle au-dessus et derrière ledit autel est une moyenne vitre dans laquelle il n’y a aucunes armes ni écussons mais seulement des vitraux en partie peints de différentes couleurs et partie en blanc, qu’au côté de ladite vitre il y a deux corbeaux de pierre l’un du côté de l’Epître porte un écusson vide et sans armoiries, l’autre du côté de l’Evangile porte un écusson à un arbre arraché chargé de deux oiseuax perchés et affrontés que dans la pierre faisant le pavement et devant dudit autel est un pareil écusson à un arbre arraché chargé de deux oiseaux perchés et affrontés, que dans le mur du côté du nord de ladite chapelle est une grande vitre chargée en partie de différentes figures peintes, qu’il y a aussi six écussons placés un, deux et trois, dont le premier seul au haut est de Bretagne, et les deux écussons au-dessous l’un à la droite est d’argent à un arbre arraché de sinople chargé de deux oiseaux perchés et affrontés de sable, et l’écusson vis-à-vis du côté gauche est parti d’argent et de gueules au demi-arbre arraché de sinople et chargé d’un oiseau de sable mouvant de la partition à droite et à la demi-tour d’argent mouvant de la même partition à senestre, et les trois autres écussons le premier du côté droit est parti d’argent et d’or au demi-arbre arraché de sinople et chargé d’un oiseau de sable mouvant de la partition à droite à la demi-croix pattée d’azur chargée de quatre rosettes d’argent mouvant de la même partition à senestre, le second écusson posé sur la même ligne est parti de gueules et d’argent à trois fasces d’argent mouvant de la partition à droite au demi-arbre arraché de sinople chargé d’un oiseau de sable mouvant de la même partition à senestre, et le troisième écusson de ladite ligne est d’azur au chef endenché d’argent, et aux deux côtés au bas de ladite vitre sont deux corbeaux sur lesquels se trouvent deux écussons dont l’un vide et l’autre à gauche porte un arbre arraché chargé de deux oiseaux perchés et affrontés, donnons aussi pour apuré que dans le même mur du côté du nord au-dessous de ladite vitre il y a une tombe voûtée, qu’au haut et milieu du cintre de la même voûte il y a un écusson de pierre en-dehors à un arbre arraché chargé de deux oiseaux perchés et affrontés, donnons aussi pour apuré qu’au haut des deux piliers formant la troisième arcade de ladite église, et la première de la nef du côté du midi vis-à-vis de ladite chapelle de sainte Anne sont en relief deux écussons à un arbre arraché chargé de deux oiseaux perchés et affrontés, donnons pour apuré qu’au-dessus du portail étant au pignon occidental de ladite église il y a une vitre dans laquelle il n’y a qu’un seul écusson qui est placé au haut d’icelle, et qui porte mi-parti de France et de Bretagne ; donnons aussi pour apuré que dans les murs côtiers de ladite église il y a plusieurs autres vitres qui ne portent que des figures peinte de différentes couleurs sans armes ni écussons que dans les mêmes murs il y a différentes petites voûtes sur lesquelles il ne paraît aucun écusson ni intersigne de droits honorifiques ; et ayant examiné l’état d’une tombe élevée qui se trouve dans le milieu de l’église, et dans la nef d’icelle, avons vu que sur la pierre tombale il y a en relief une grande croix accompagnée de deux calices, et sur le piédestal de ladite croix, il y a trois croix alésées 2 et 1, lesquelles dites trois croix l’on nous a dit être les armes de Furic, et que cette tombe élevée avait été aussi faite et construite pour être la sépulture d’un Furic mort recteur de ladite paroisse de Plomeur, et avons aussi vu par l’indication qui nous a été faite qu’au-dessus de la fenêtre en-dehors de la sacristie se trouve en pierre en l’endroit supérieur de ladite fenêtre un écusson portant aussi trois croix alésées 2 et 1, et procédant à la vérification des tombes sur lesquelles il peut se trouver quelques intersignes de droits ou écussons, et visitant celles qui se trouvent dans le sanctuaire et entre la balustrade régnant et faisant la clôture des trois autels du haut de l’église, et ayant commencé de la porte de la sacristie vis-à-vis de l’autel de Notre Dame de Pitié est une tombe à ras de terre large de vingt pouces, sur laquelle il n’y a aucun intersigne ni marque particuliers, et joignant ladite tombe est une seconde large de trois pieds sur sept et demi de longueur à fleur de terre dont le bout supérieur se trouve sous le marchepied de l’autel, et avons vu que sur ladite tombe il y a cinq écussons en relief deux à chaque bout, et un au milieu, que l’écusson du milieu est une croix pattée qui nous a paru chargée de cinq éminences que ledit sieur de Keréon a soutenu devoir être cinq rosettes, que les deux écussons au haut de ladite tombe, l’un porte une annelette ou cercle, et l’autre mi-parti au côté dextre d’un demi de ladite croix pattée qui nous a paru chargé de la même que la précédente, et au côté senestre chargé d’une demi-annelette, et que les deux écussons au bas de ladite tombe sont les mêmes armoiries parties, que joignant ladite tombe pour aller au marchepied du grand autel, est une autre tombe aussi sise à fleur de terre large de deux pieds et longue de six, qu’au milieu de ladite tombe à l’endroit même où la pierre est totalement rompue paraît un écusson en relief portant une croix pattée sans qu’on puisse précisément distinguer si ladite croix est chargée comme la précédente. Ensuite se trouve une marche de pierre de laquelle on monte sur une grande pierre tombale large de deux pieds dix pouces, et longue de cinq pieds huit pouces, laquelle pierre tombale se trouve au niveau du sanctuaire du maître-autel qui est tout en planches en bois sans aucune tombe, que sur ladite pierre tombale qui se trouve immédiatement sous la première arcade de ladite église du côté du nord, paraît un écusson non en relief, mais comme incrusté dans ladite pierre, ledit écusson portant une simple croix pattée, que dans le sanctuaire de la chapelle du Rosaire, il y a cinq pierres tombales toutes à fleur de terre, sur la première desquelles il n’y a aucune marque ni écusson, sur la seconde est une très grande croix avec son piédestal pareille à celle qui se trouve sur la tombe élevée qui est dans la voûte de ladite chapelle, que sur ladite pierre tombale il paraît quelques marques et éminences sans que l’on puisse distinguer ce que ce peut être, que sur les trois autres tombes du sanctuaire de ladite chapelle, il n’y a et il ne paraît aucun écusson ni autre marque ; donnons pareillement pour apuré qu’au-dehors desdits sanctuaires, et joignant la surdite balustrade, est un rang de tombes toutes à fleur de terre au nombre de dix-huit, et procédant à la vérification d’icelles et commençant par celle du côté du nord et près de la sacristie, avons vu que sur la première sur laquelle est en partie posé le banc écussonné d’une croix pattée chargée de cinq rosettes appartenant au sieur de Keréon que sur ladite tombe, il n’y a aucun écusson ni marque, que sur la seconde est un écusson en relief chargé d’une croix pattée sans qu’on puisse savoir si ladite croix est chargée d’aucune autre partie, que sur la troisième il n’y a aucune marque, sur la quatrième il paraît un rond en relief, sur lequel relief on voit quelque forme d’animal qu’on ne peut distinguer, sur le cinquième qui se trouve directement sous l’arcade est un écusson chargé en chef d’un lambel, et de deux formes de pommes de pin la point en haut, sur la sixième joignant du bout supérieur le banc posé contre le premier pilier du chœur côté du nord, il y a cinq écussons en relief, dont deux posés à chaque extrémité, et l’autre au milieu, lesdits cinq écussons entrelacés, et environnés des différents cordeaux et ornements, celui du milieu est un écusson portant une croix pattée simple, et de deux autres écussons étant au haut de ladite tombe l’un est écartelé aux 1 et 4 à une croix pattée au 2 à deux fasces et deux chevrons et au 3 d’hermines l’autre écusson est écartelé aux 1 et 4 à une croix pattée, au 2 palé à une cotice, et au 4 (sic pour 3 ndht) à un arbre arraché, et à l’égard des deux autres écussons étant au bas de ladite pierre, le premier à droite est parti d’un côté à deux demi chevrons et deux demi fasces, et d’un autre côté à un écureuil, l’autre écusson sur la même ligne est parti d’un côté d’une demi croix pattée et dans l’autre côté est une figure presque effacée qu’on ne peut précisément distinguer. Sur la septième est une croix à long pied dont les branches de la partie supérieure sont environnées d’un cercle le tout incrusté dans la pierre. Sur la huitième est gravée une croix simple, sur la neuvième paraît en partie une forme de croix différente des autres et posée différemment ayant son chef joignant la balustrade, sur les dix, onze, douze et treizième pierres tombales dudit rang, ils ne s’est trouvé aucune marque ni intersigne, sur la quatorzième est un grand écusson en relief mi-parti d’une croix et de six fleurs de lys posées 3,2,1. Donnons pour apuré que sur la quinzième desdites tombes, il paraît un écu carré creusé dans ladite pierre, sur lequel on ne voit aucun intersigne, et sur la seizième, dix-septième et dix-huitième donnons pour constant qu’il n’y a aucun écusson ni autre intersigne ; comme aussi donnons pour apuré que la dernière desdites tombes joint à la distance d’un demi pied le banc dont est fait mention dans le plaidé de la dame de Villeblanche, et au sujet duquel elle a fait ses réservations et protestations, donnons aussi pour apuré que sous le banc réclamé par la dame Villeblanche, est une pierre tombale sur laquelle paraît une forme d’écu rond portant un animal qu’on ne peut distinguer, et au surplus après avoir visité les autres pierres tombales de ladite église dont la plus grande quantité est en très mauvais état, avons donné pour vérifié que sur quelques-unes il paraît des croix et des calices qui peuvent dénoter qu’elles ont servi pour l’inhumation des ecclésiastiques, et que sur les autres, il ne paraît aucune marque, écusson ni intersigne, et sur ce qu’il six heures du soir nous nous sommes retirés pour prendre nos logements et renvoyé à demain pour la continuation, fait et arrêté en ladite église paroissiale de Plomeur sous nos seings celui dudit sieur de Kerlivio ceux desdits sieur recteur, le Gorgeu son procureur, desdits experts, dudit Coroller, et de notre greffier, et dudit sieur de Derval et de la demoiselle Lohéac de Kernus. Fran. Jos. De Derval, de Lohéac de Kernus, Legorgeu, le Jar, J. Guesdon recteur de Plomeur, Coroller huissier, H. de Silguy sénéchal, Frollo de Kerlivio, N. Pochic, Viollard, Royou greffier.

JPEG - 1.9 ko

t avenu ce jour 31 octobre 1753 nous susdit sénéchal, nous sommes rendu en la susdite église paroissiale de Plomeur à huit heures du matin en compagnie dudit sieur de Kerlivio Frollo, dudit Royou notre greffier et dudit Coroller, où étant avons trouvé ledit sieur recteur de ladite paroisse assisté de Maître Gorgeu son procureur et avons aussi trouvé ledit sieur de Derval, ladite demoiselle de Lohéac de Kernus assistée dudit Maître Audouyn son avocat, Nicolas Pochic, Jean Violard et François le Jar experts , et en conséquence du renvoi fait par nous à la clôture du jour d’hier, avons ordonné auxdits experts de vaquer par continuation à leur dite commission et sera par nous vaqué à la continuation du procès-verbal et état et état du surdit procès-verbal de prééminences et intersignes et y procédant, et entrés dans ladite église paroissiale, et visité l’intérieur d’icelle, et n’y ayant trouvé aucun autre écusson ni intersigne de droits honorifiques que ceux par nous ci-dessus relatés et décrits, et retournés à la porte d’entrée du côté du midi de ladite église et entrés dans le portique et vestibule étant audit côté, avons donné pour apuré qu’au-dessus de la porte d’entrée dudit vestibule en ladite église est un écusson vide et sans aucunes armes, et en l’endroit de la voûte au du (sic) portail et vestibule joignant ladite porte au midi, donnons pour apuré qu’il y a sept écussons relevés en pierre et en bosse, savoir un qui fait la clef de ladite voûte portant les armes de Bretagne et les trois autres qui sont du côté oriental, savoir le prochain du côté oriental de l’église appuyé sur une forme de pilier qui aboutit à ladite clef, porte trois croissants, au haut du second pilier dudit côté et aboutissant à la même clef il y a un autre écusson portant une croix pattée simple, au troisième pilier dudit côté oriental et au haut d’icelui il y a un autre écusson portant un aigle à deux têtes, du côté de l’occident dans les trois piliers qui aboutissent à la même clef de voûte dudit portail et vestibule, donnons pour apuré qu’au haut du premier desdits piliers qui est le prochain de l’entrée de l’église, il y a un écusson portant une rose, au haut de l’autre pilier dudit côté de l’occident, il y a un autre écusson portant un arbre de pin et deux oiseaux y branchés, et enfin au haut de l’autre pilier dudit côté d’occident est un écusson portant un écureuil, donnons pareillement pour apuré qu’au haut du pignon dudit portail en-dehors est un écusson en pierre en bosse est un oiseau dont on ne connaît ni ne peut désigner le nom. Donnons pour constant et vérifié qu’au-dehors dudit portail ni en autre endroit dans les murs de ladite église ni même au clocher il n’y a autre écusson, armes ni aucun intersigne de droits honorifiques autres que ceux par nous rapportés au présent, et à valoir et servir comme il appartiendra sur les plaidés, soutiens et contestations respectives des parties dénommées au présent au sujet des prééminences et droits honorifiques les avons renvoyés se pourvoir audit siège présidial de Quimper pour y être fait droit ainsi qu’il sera vu, et avons en cet endroit clos et arrêté notre dit procès-verbal et état de prééminences et droits honorifiques.

JPEG - 1.9 ko

t en l’endroit a comparu ledit Maître Salaun avocat lequel pour répondre à l’interpellation lui faite par ledit Gorgeu aux qualités qu’il agit en son plaidé du 29 de ce mois de faire comparaître tous les dénommés au plaidé dudit Salaun à l’effet de les interroger aux fins de savoir s’ils adhèrent au plaidé dudit Salaun et s’ils y persistent, a déclaré que tous ceux dénommés en son plaidé sont ici présents à l’exception de quelques-uns les retardements et leurs affaires particulières ont empêché de se rendre ; qu’à ces premiers se sont même joints Henry Coupa de Kervennec, Guillaume le Carval de Kerradennec Glas, Corentin Baron du lieu de Clorennec la Magdelaine, Pierre Gloaguen de Lestreguern, Paul Tanneau de Kerradennec Saoul, et Joseph Coic de Lescors pour adhérer au plaidé dudit Salaun et aux réquisitions par lui faites, qu’il n’a moyen opposant qu’il soit fait appel de tous lesdits dénommés, requérant même qu’il soit donné acte de leur comparution, réservant au surplus, faisant et agissant par continuation pour lesdits paroissiens dee faire le réquisitoire et de former tel plaidé qu’il appartiendra, même sur le présent procès-verbal s’il est vu et a signé fors la réservation de tous les droits de ses parties,

Sallaun du Rousseau avocat.

JPEG - 2 ko

ous avons décerné acte des susdits dires, et en conséquence avons par le ministère de notre huissier fait faire appel des dénommés aux plaidés dudit Salaun, lequel appel fait se sont présentés Hervé le Pape, Pierre Bargain, Joseph Kerchrom, Maurice Vollant, Guillaume le Drezen, Yves le Guiriec, Jean Quenet père, Jean le Tanneau, François Stephan, Claude Keraudren, Ambroise Tanneau, Jean Treberen, Sébastien le Coz, Jacques Souron, Louis le Borgne, Yves Bargain procureur terrien de l’année 1752, Yves Souron, Jean le Guiriec, Jean Larzul, Jacques le Roux, Sébastien Larnicol, Sébastien Duran, Henry Coupa, Guillaume le Carval, Corentin Souron, Pierre Gloaguen, Paul Tanneau et Joseph le Coic, auxquels avons décerné acte de leur présence, et après leur avoir fait lecture et interprétation en breton par notre dit greffier du contenu au plaidé dudit Maître Salaun du 29 du présent, et iceux tous interrogés séparément sur les faits et réquisitions portés audit plaidé, et les connaissances qu’ils avaient du contenu en icelui, et s’ils persistaient dans tout ce qui avait été déclaré en leur nom tant par ledit plaidé que par celui dudit Salaun de ce jour, ils ont tous séparément déclaré que ledit plaidé était à leur connaissance et inféré de leur consentement, qu’ils déclaraient même persister dans les réquisitions y faites et dans les avis par eux donnés, et donnons néanmoins pour avéré que Sébastien Durand de Kersiviny nous a déclaré ne vouloir point se joindre aux autres dénommés, et qu’il a totalement changé d’avis sur les susdites réquisitions, donnons aussi pour reconnu que lesdits Maurice Volant, Yves le Guiriec, Claude Keraudren, Jean Treberen, Sébastien le Coz, sont du nombre des délibérateurs de l’année présente 1753 et que Jean le Roux l’était de ceux de l’année 1752 et lesdits dénommés ayant déclaré ne savoir signer de ce interpellés a signé pour eux ledit Maître Salaun avocat. Sallaun du Rousseau avocat.

JPEG - 1.9 ko

t sur ce que lesdits experts viennent de nous rapporter qu’ils ont travaillé et fait toutes leurs opérations aux fins de procès-verbal par nous ordonné de l’état actuel de ladite église paroissiale, des carences, défectuosités et état ruineux où elle se trouve, qu’ils ont même rédigé, signé et souscrit ledit procès-verbal de la représentation et dépôt duquel ils nous demandent acte. Nous avons décerné acte de la représentation et dépôt fait aux mains de notre greffier dudit procès-verbal contenant neuf pages d’écriture sur quatre feuilles de papier timbré, lesquelles pages ont été par nous sénéchal et ledit sieur de Kerlivio paraphées au haut et au bas, et avons signé au finito, duquel procès-verbal avons fait faire par notre greffier lecture tant en français que breton en présence de tous les dénommés au présent laquelle lecture faite et ayant par nous -même en la susdite présence du sieur de Kerlivio et ceux de la présente commission visité et examiné les lieux et articulements référés audit procès-verbal et état, lesdits experts après nous avoir fait l’indication des parties qu’ils trouvent en défectuosité, de celles qu’ils jugent en état, de leurs différentes opérations et de la situation où les choses leur paraissent actuellement, nous ont répété les mêmes déclarations et rapport que ceux portés en leur dit état et procès-verbal commencé le jour d’hier et fini ce jour, de tout quoi avons fait et rédigé le présent notre procès-verbal sans préjudicier aux droits des dénommés en icelui et autres qu’il appartiendra aux différentes réquisitions et contestations portées par les susdits plaidés, pour sur lesquels être fait droit avons renvoyé se pourvoir, et cependant seront les ordonnances ci-dessus données, exécutées suivant leur forme et teneur, et seront délivrées aux parties requérantes des copies et expéditions des délibérations référées au présent, des autres pièces y relatées même de notre procès-verbal sallarisant, fait et arrêté sur les lieux à six heures du soir et nous nous sommes retirés pour prendre nos logements et nous rendre demain en nos demeures à Quimper sous nos seings et ceux des présents les autres s’étant retirés.

(Signatures habituelles, perçu 56 livres).

  • d’azur à la croix pattée d’argent : Kerrouant.
  • de gueules à trois croissants d’argent : Trémillec, au lambel de même : Kerfloux.
  • de gueules au château ou tour d’argent : Trégannez.
  • d’or à la croix pattée d’azur chargée de cinq rosettes d’argent : le Chever.
  • d’or à l’arbre de sinople à trois branches, les deux premières chargées chacune d’un oiseau d’or alias de sable : Penanlen.

blasons

Réalisation de l'écu par Gilberte MICHEL

Kerrouant d’azur à la croix pattée d’argent

JPEG - 24.5 ko
Kerrouant

Trémillec de gueules à trois croissants d’argent

JPEG - 23.1 ko
Trémillec

Kerfloux de gueules à trois croissants d’argent, au lambel de même

JPEG - 24.5 ko
Kerflou

Trégannez de gueules au château ou tour d’argent

JPEG - 26.3 ko

Le Chever d’or à la croix pattée d’azur chargée de cinq rosettes d’argent

JPEG - 24.2 ko
le Chever

Penanlen d’or à l’arbre de sinople à trois branches, les deux premières chargées chacune d’un oiseau d’or alias de sable

JPEG - 24.5 ko
Penanlen
JPEG - 23.3 ko
Penanlen