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Louis CALBRY - bio


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Information : Né le 12/07/1920 à Curcy-sur-Orne (14) - Instituteur au Bô (14) - Arrêté comme otage en juillet 1943 (rafle anti-communiste) - Matricule : 20750 à Buchenwald - Affecté au kommando de Mittelbau - Mention « Mort en déportation » arrêté du 24/07/1991 - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 1 (I.131) p 1064

Convoi du : 02/09/1943
Au départ de : Compiègne (60)
A destination de : Buchenwald (Allemagne)

Date du décès : 21/11/1943

Lieu du décès : Buchenwald (Allemagne)

Source : J.O.R.F. n° 217 du 17/09/1991 p 12189

Référence n°  : D-48682


Chantal CALBRY est une passionnée de généalogie (vous la connaissez sous le pseudo de COLIBRI sur les listes de généalogie). L’histoire de Louis CALBRY a été reconstituée par Gilbert Pigrée, maire en 2005 et Chantal Bernard, maire en 2017 avec l’aide précieuse de Chantal CALBRY, belle soeur de Louis CALBRY.

Instituteur

Louis est né le 12/07/1920 à Curcy-sur-Orne (14), fils de Albert et de Louise MOSTIER mariés le 26 décembre 1919 à 17 heures (Acte n° 8) à Curcy-sur-Orne (Calvados).
Le couple aura 11 enfants :

  1. Louis 1920 - 1943
  2. Albert 1922 - 1922
  3. Maurice 1923 - 1924
  4. Henri 1924 - 1955
  5. Emile 1925 - 1996
  6. Léon 1927 -
  7. René 1928 -
  8. Juliette 1930 -
  9. Madeleine 1932 -
  10. Michel 1935 - 2016
  11. Claude 1941 - x Chantal

Ce couple a eu 20 petits- enfants
Ce couple a eu 26 arrière-petits- enfants
Ce couple a eu 28 arrière-arrière-petits- enfants

Louis est jeune Instituteur au Bô (14) alors qu’il est requis en Juin 1943 pour aller travailler en Allemagne au service du STO [1].

Déporté pour vol de fromage

Il fait partie avec 200 autres jeunes gens de son age du convoi qui part de la gare de Caen le 30 juin 1943, dans un concert de cris hostiles envers Laval, Pétain et l’occupant.

Profitant d’un arrêt en gare de Mézidon (14), les requis se livrent à quelques manifestations et pillent des palettes de fromage déstinées aux troupes de l’occupation.

Les allemands interviennent et prennent au hasard 12 otages. Louis Calbry est parmi eux.

Buchenwald

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Buchenwald

Comme ses camarades, Louis sera interné à Compiègne puis déporté à Buchenwald. Il sera ensuite transféré à Dora et y meurt le 21 novembre 1943.

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Dora

Notes

[1] Le service du travail obligatoire (STO) fut, durant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, la réquisition et le transfert vers l’Allemagne de centaines de milliers de travailleurs français contre leur gré, afin de participer à l’effort de guerre allemand que les revers militaires contraignaient à être sans cesse grandissant (usines, agriculture, chemins de fer, etc.). Les personnes réquisitionnées dans le cadre du STO étaient hébergées dans des camps de travailleurs implantés sur le sol allemand.

L’Allemagne nazie imposa au gouvernement de Vichy la mise en place du STO pour compenser le manque de main-d’œuvre dû à l’envoi des soldats allemands sur le front de l’Est, où la situation ne cessait de se dégrader. De fait, les travailleurs forcés français sont les seuls d’Europe à avoir été requis par les lois de leur propre État, et non pas par une ordonnance allemande. C’est une conséquence indirecte de la plus grande autonomie négociée par le gouvernement de Vichy comparativement aux autres pays occupés, qui ne disposaient plus de gouvernement propre.

Un total de 600 000 à 650 000 travailleurs français fut acheminé vers l’Allemagne entre juin 1942 et juillet 1944. La France fut le troisième fournisseur de main-d’œuvre forcée du Reich après l’URSS et la Pologne, et le pays qui lui donna le plus d’ouvriers qualifiés.