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1573. Gabrielle d’Estrées - deuxième partie

feuilleton


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LA FÉERIE ILLUSTRÉE.

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LES QUATRE HENRI

Roman fantastique inédit en quatre parties, par LÉON BEAUVALLET

CHAPITRE XII :

LA BELLE GABRIELLE

On se souvient qu’après avoir, à dessein, passé inutilement en revue toutes les princesses de l’Europe, S. M. Henri IV avait enfin bravement pris son parti et s’était décidée à laisser tomber de ses lèvres le nom tant aimé de sa charmante Gabrielle.

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n entendant prononcer ce nom, monsieur de Sully, l’on s’en souvient encore, était soudainement devenu triste et sombre :

— Gabrielle ! murmura-t-il à mi-voix. Gabrielle ! ah ! je me doutais bien que c’était par elle que nous finirions !

Le roi, qui savait parfaitement l’antipathie de Sully pour la favorite, s’aperçut facilement du méchant effet produit par sa question. Aussi se rapprochant vivemenj. du premier ministre :

— Si j’ai nommé Gabrielle, reprit-il avec hésitation, ce n’est pas, mon cousin, que j’aie formé le dessein de l’épouser. Non I non ! continua- t—il en baissant la voix comme s’il eut craint d’être entendu par d’autres que par Sully. Non ! je désirais seulement savoir ce que vous en diriez, si, faute d’autre, cela me venait quelque jour en fantaisie.

Sully connaissait trop bien le roi de France pour ne pas avoir compris immédiatement que ce- projet de mariage, dont il se défendait si bien, était très-sérieusement arrêté en son esprit.

Le surintendant des finances ne put réprimer un profond soupir ; mais toutefois il garda le silence.

— Parlez, mon cousin, reprit le roi, parlez, je Vous en prie.

— Sire, répliqua le ministre avec contrainte, ne m’interrogez pas.

— Je vous ordonne de me parler librement, poursuivit le roi.

— Vous l’exigez, Sire ?

—Je l’exige !

— Le ciel m’est témoin, répondit Sully, que pour tout au monde, je ne voudrais dire rien à nion roi qui pût lui déplaire ; mais, quand il s’agit du salut de son trône et du bien de l’Etat, il est de mon devoir de lui donner mon sentiment sincère, sans arrière-pensée et sans scrupule, librement, en un mot, ainsi que Votre ajesté m’en a donné licence.

Le front de Henri IV se rembrunit.

— Parlez, dit-il d’un ton bref. Parlez, mon cousin, je vous écoute.

— Sire, reprit Sully d’une voix ferme et cependant profondément respectueuse, que Votre majesté daigne envisager les suites d’un semblable hymen. Quoi ! Henri de France, l’époux de Gabrielle d’Estrées !

Descendez un instant en vôus« même, sire, et songez à la honte dont cette alliance criminelle vous couvrirait aux yeux de l’univers. Songez aux reproches que vous aurez à essuyer par la suite, de votre propre part, lorsque votre amour n’existera plus et que froidement, de votre action, vous pourrez juger ’ Si Votre Majesté n’a recours à ce triste moyen que, pour|èviteràla France les malheurs d’une succession incertaine, Votre Majesté s’abuse, sire, et c’est à des malheurs plus grands encore que vous exposerez le pays !

— Que voulez-vous dire, monsieur ? interrompit le roi.

— Je veux dire, poursuivit le premier ministre, que la légitimation que Votre Majesté pourrait faire des enfants que vous avez eus de Gabrielle d’Estrées, duchesse de Liancourt, serait une cause évidente de troubles et de misères, puisque cette légitimation n’empêche rait pas l’aîné de vos fils, incontestablement né d’un double adultère, d’être, par cela même, inférieur au second, qui n’a que la honte du simple adultère !... Et, continua M. de Sully avec animation, ces deux enfants ne seront-ils pas eux-mêmes inférieurs à ceux que Vous pourrez avoir dans la suile, de votre maîtresse, devenue la légitime épouse de Votre Majesté !.. Et cette impossibilité de jamais bien établir leur situation ne pourra manquer de devenir une source inépuisable de querelles et de guerre ! Je vous laisse, Sire, poursuivit le ministre,"faire vos réflexions sur tout cela, avant que de vous en dire davantage !

Le roi retint M. de Sully par le bras : — Vous lui en voulez donc tous, à cette pauvre Gabrielle ? dit-il avec un chagrin véritable.

— Lui en vouloir ! répliqua M. de Sully, sur mon honneur, ce n’est point à madame de Liancourt que j’en veux, c’est à son ambition qui fera votre perte, Sire, et la perte de votre royaume.

— Vous êtes fou, mon cousin ! interrompit brusquement le roi de France.

— Oh ! que nenni, Sire ! poursuivit le premier ministre. J’ai ma raison tout entière et mon parfait bon sens, et je lis dans les yeux de Votre Majesté que ces paroles que j’ai osé proférer devant vous, Sire, votre conscience vous les a déjà maintes fois murmurées tout bas à l’oreille.

—Venlre-Saint-Gris ! s’écria Henri IV avec emportement, ma conscience n’a que faire en tout ceci. C’est mon amour seul qui me parle et c’est sa voix seule que je dois écouter.

— Non, Sire ! reprit avec fermeté le premier ministre, Henri le Grand, mon maître, ne se lais sera point, vaincre par un vil sentiment qui ternirait sa gloire ! Avant d’être l’amant de madame Gabrielle, vous êtes le’roi de France, Sire, et c’est au roi de France, c’est à mon souverain bien-aimé que je m’adresse présentement. Refoulez jusqu’au fin fond de votre cœur cette passion misérable, et, si vous répudiez madame Marguerite, que ce soit au moins pour prendre une épouse plus digne et plus vertueuse que la fille de Catherine de Médicis, et non vingt fois-moins honorable et vingt fois moins honorée !

Le roi contenait à grand peine son dépit d’entendre ainsi parler de sa maîtresse. Mais Sully, qui tout d’abord avait hésité à dire sa façon de penser franche et netle, se sentait, maintenant qu’il avait commencé, en trop beau chemin pour s’arrêter ; aussi, malgré les mouvements d’impatience et de méchante humeur du roi, répéta-t-il avec fermeté :

— Vingt fois moins honorable et vingt fois moins honorée que la reine Marguerite. Telle serait la reine Gabrielle ! Je l’ai dit, sire, et, devanl la Bible, je le répéterais. Si je ne craignais de vous saigner le cœur, sire, si je ne craignais d’encourir votre colère, je rappellerais à Votre Majesté quelle fut cette femme et vos projets d’union, vous sembleraient odieux et insensés !

— Eh ! quoi, mon cousin, s’écria Henri IV qui malgré lui pâlit légèrement et devint soucieux, allez-vous, vous aussi, vous faire l’écho des sales calomnies inventées à plaisir par les ennemis de Gabrielle.

— Des calomnies, sire, répliqua M. de Sully, d’un ton grave. Non ! non ! de calomnie, il ne s’agit point ici, et ce qui se dit partout est vérité vraie !

— Ce qui se dit !... ce qui se dit ! répéta le roi en haussant les épaules. Eh ! mordiou, monsieur, conlinua-t-il avec colère, que se dit-il, après tout, je veux le savoir !

— Sire, excusez-moi, répliqua le surintendant des finances, mais je désire ne rien dire de plus !

— Ventre saint-Gris ! je désire moi, que vous alliez jusqu’au bout ! je sais curieux de savoir les belles infamies qui se débitent sur le compte de cette pauvre femme !

— Encore une fois, sire, excusez-moi !...

— Encore une fois, mon cousin, je veux que vous parliez ! je le veux...

— Soit ! répliqua Sully, en relevant la tête. Apprenez donc, puisque vous avez bien voulu l’ignorer jusqu’à ce jour, apprenez quelle est celte Gabrielle qui ose prétendre à la couronne ! Dès l’âge de seize ans, elle fut prostituée par sa propre mère au défunt roi Henri III, qui la paya six mille écus !... Et si vous doutez de mes paroles, interrogez M. le duc d’Epernon, sire. Il saura vous répondre, car, par son entremise, ce marché honteux fut conclu. A cel office, vous devez reconnaître l’ex-favori de Valois... Si M. d’Epernon nie le fait, consultez Montigny. C’est lui qui fut chargé de porter la somme... dont il eut soin de distraire deux mille écus, ce qui mit fort en courroux le roi Henri III.

Le roi garda le silence pendant quelques instants ; puis, brusquement :

—Niaiseries que tout cela, dit-il. Henri III !... Puis-je, en conscience,être jaloux de Henri III ! Et ne savez-vous pas aussi bien que moi, mon cousin, le peu de cas que faisait des femmes mon très-cher beau-frère ?

— Le fait esl, poursuivit Sully avec un sourire railleur, que bientôt ie Valois prit fort en dégoût sa jeune maîtresse. Disgraciée, Gabrielle fut alors vendue par sa mère à un riche financier que vous connaissez bien, sire ! en ce temps-là, favori du roi Henri III, aujourd’hui favori du roi Henri IV.

Le roi se mordit les lèvres, et, lout bas, avec colère, laissa échapper le nom de « Zamet. »

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e Zamet, lucquois [1] d’origine, avait été cordonnier sous Henri III. Ce singulier roi avait pris Zamet en grande estime parce que ce dernier était seul parvenu à le chausser selon son goût. Il est vrai de dire que Zamet avait le plus heureux caractère du monde. Il était d’un merveilleux entrain et sut avec ses réparties et son esprit intarissable devenir, après la mort de Henri 111, l’un des favoris de Henri IV. Zamet n’était rien moins cependant qu’un parfait usurier ; mais il faisait l’usure largement et gaiement surtout. Un jour qu’il mariait l’une de ses filles, il répondit au notaire qui lui demandait quelle qualité il voulait prendre sur Je contrat de mariage : * Quelle qualité, pariïieu, « elle qui me convient, monsieur le notaire. Mettez sous mon nom : « Seigneur de dix sept cent mille écus, »

— Après Zamet, poursuivît le premier ministre, la jeune fille fut livrée à quelques autres partisans, puis au cardinal de Cuise qui, au su et au vu de tous, vécut avec elle pendant une année entière. Le duc de Longueville devint ensuite l’amant de mademoiselle d’Estrées ; puis Brunet, puis Stenai, gentilshommes des environs de Coeuvrés. Vint enfin Roger de Saint-Larry, duc de Bellegarde et grand écuyer de France !...

— Bellegarde ! murmura le roi avec un mouvement de rage ; Bellegarde !

— Assez et trop longtemps, continua Sully en se rapprochant de Henri IV, mon souverain bien-aimé a subi la tyrannie de cette indigne favorite : ! Que Votre Majesté, Sire, se délivre enfin de ces chaînes qui le lient. Quoi ! vous son geriez à partager voire trône avec elle ! vous consentiriez adonner cette satisfaction suprême à son exécrable ambition ! N’avez-vous pas déjà trop fait cent fois en légitimant son fils !

— Son fils, répéta le roi. Qu’entendez-vous par là, monsieur ? Voudriez-vous prétendre que le duc de Vendôme n’est pas bien véritabiejnent mon enfant ?

Sully sourit tristement : ;

— Sire, dit-il, lorsque d’Alibourt, le médeoin de madame Gabrielle, vint vous annoncer la grossesse de celle que vous aimiez, Votre Majesté fut en proie à une étrange surprise !

Le roi fit un mouvement d’épaules qui signifiait : « Vous vous trompez. D Mais Sully continua à voix basse, en accentuant chaque mot :

— Je me Souviens, Sire ! j’étais là !... Peu après, ajouta-t-il en baissant encore la voix, vous ordonnâtes, Sire, que le médecin de Gabrielle fut amené devant vous ; vous aviez à cœur de l’interroger seul à seul ! Mais, d’Alibourt ne pût venir auprès de Votre Majesté ! Le pauvre médecin venait d’être pris soudainement d’un mal étrange el terrible, et, avant même que vous eussiez eu le temps de vous rendre en sa demeure, il expirait au milieu d’épouvantables tortures !

— Eh quoi ! mon cousin, interrompit Henri IV, croyez-vous donc, vous aussi, que d’Alibourt soit mort empoisonné ?

— Je ne crois rien,Sire, répliqua le ministre, je .raconte les faits et voilà tout.

— Vous savez bien, continua le roi, que de poison nulle trace ne fut trouvée et qu’il fut prouvé que le médecin de Gabrielle était mort de sa belle mort !

— Sire, répondit avec une profonde tristesse monsieur de Sully, quand est morte Jeanne d’Albret, votre noble mère et ma reine bien chère, nulle trace de poison ne fut trouvée et l’on prouva que de mort naturelle elle était morte !

— Ma mère ! ma mère ! murmura Henri IV, violemment ému.

— C’est en son nom que je vous implore,Sire, poursuivit avec chaleur le premier ministre.

— Renoncez à ces projets qui me désespèrent. Que cette union maudite ne s’accomplisse pas ! 11 y va de votre honneur, Sire, il y va du bon- heur de la France !

— Mon honneur ! le bien de mon royaume ! répéta Henri IV qui faiblissait.

— Sire, reprit Sully, qui suivait attentivement l’effet de ses paroles, soyez fort !... Soyez roi, faites à l’intérêt de votre peuple le sacrifice de votre amour et répudiez en même temps que votre première épouse, votre dernière maîtresse !

Le roi releva brusquement la tête et regarda fixement le duc de Sully.

— Mon cousin, lui dit-il, pourquoi ne m’avoir pas tantôt parlé avec franchise ? Vous voulez me marier, je le vois, j’en suis sûr... Et déjà, sans doute, vous avez fait un choix !

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e ministre s’inclina respectueusement devant le monarque.

— Sire, mon intention n’était pas devons découvrir sitôt les projets d’union que j’avais formés pour vous ; j’attendais pour ce faire la dissolution de votre mariage avec madame Marguerite maîs la situation présente m’oblige,Sire, à vous tout révéler.

Henri IV sourit avec amertume.

— Heureuse destinée que celle d’un roi ! murmura-t-il. On le marie, et de le consulter on ne prend pas.même le souci. Poursuivez, mon cousin, poursuivez ! Qui est-ce que j’épouse ?

— Sire, répliqua le ministre d’un ton presque solennel, vous avez été et vous êtes encore bien pauvre. Dans voire pénurie profonde, vous avez dû avoir recours au grand duc de Florence.
Les Médicis ont bien voulu être vos banquiers, sire, mais vous leur avez signé de formidables reconnaissances, et Gondi, Zamet, leurs percepteurs, touchent directement en France en leur nom et nous enlèvent chaque jour des sommes immenses qui mettent à sec les coffres de l’Etat. *

— Où voulez-vous en venir, mon cousin ? questionna le roi avec inquiétude. Est-ce donc chez îes Médicis que je dois prendre une épouse ?

— Oui, .sire ! répondit le duc de Sully. Cette épouse, vous l’avez nommée vous-même en faisant le dénombrement des princesses de l’Europe. C’est la nièce du grand duc Ferdinand, c’est Marie de Médicis. Elle est, avez-vous dit, d’une des moindres maisons çui portent le titre de prince, qu’importe, sire ! L’Italienne est rîche, très-riche, et nous avons à combler un déficit de vingt-cinq millions ! Vous m’avez nommé surintendant des finances, Sire, c’est donc comme tel qu’en cet instant je m’adresse à Votre Majesté ; votre mariage avec Gabrielle, c’est la ruine complète, c’est la misère ; votre union avec la Florentine, c’est le salut, c’est la fortune de la France !

Le roi laissa échapper un long soupir. Il savait trop que Sully disait vrai et que celte union seule pouvait tout sauver.

En effet, les finances étaient alors dans l’état le plus triste. Le roi était réduit à une espèce de d’indigence.

Etant devant Amiens, il écrivit un jour à Sully, et sa lettre, écrite de sa propre main, est un morceau précieux. La voici :

« Mon ami, vous sçavez aussi bien que mes autres serviteurs quels périls et hazards j’ai courus, par quelles peines et fatigues il m’a fallu passer pour garantir ma vie et ma dignité ; cependant, toutes ces traverses ne m’ont point tant affligé ni dèpité l’esprit,que je ne me trouve maintenant chagrin et ennuyé de me voir en de continuelles contradictions avec mes plus autorisés serviteurs, officiers et conseillers d’Etat, lorsque je veux entreprendre quelque chose digne d’un généreux courage. On m’a donné pour certain que la ruine de mes revenus n’était provevenue que de ce qu’un seul gouvernait les finances ; mais les huit personnes que j’y ai mises ont bien fait pire encore que leurs devanciers. Ces messieurs-là et cette effrénée quantité d’intendants et qui se sont fourrés avec eux par compère et commère, ont bien augmenté les grivelées, et mangeant le cochon ensemble, consommé plus de quinze cent mille écus... je veux bien vous dire l’état où je me trouve réduit : je suis proche des ennemis, et je n’ai quasi pas un cheval sur lequel je puisse combattre, ni un harnais complet que je puisse endosser... Mes chemises sont toutes déchirées, mes pourpoints trouées au coude, ma marmite est souvent renversée, et depuis deux jours je dîne et soupe chez les uns, chez les autres, mes pourvoyeurs disant n’avoir plus rien pour fournir ma lable ; partant, jugez si je mérite d’être ainsi traité, et si je dois plus longtemps souffrir que les financiers, trésoriers, me fassent mourir de faim, et qu’eux tiennent des tables friandes et bien servies ; que ma maison soit pleine de nécessités et les leurs de richesses et d’opulence. »

Pierre de l’Etoile, dans son journal du règne de Henri IV, dit avoir vu lui-même ce prince jouer à la paume, ayant ses chemises toutes déchirées aux reins et qu’il était si dénué d’argent qu’ayant un jour gagné à la paume cent écus qui étaient sans la corde, il les fit ramasser, et les ayant mis dans son chapeau : « Je tiens bien ceux ci dit-il tout haut, on ne me les dérobera pas car ils ne passeront pas par les mains de mes trésoriers. »

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... suite à venir dans un autre article ...

Notes

[1] Lucques (Lucca en italien, Luca en latin) est une ville italienne d’environ 85 000 habitants, chef-lieu de la province du même nom, située en Toscane. Elle fut autrefois, avant la réalisation de l’unité italienne, une ville libre puis la capitale de la principauté souveraine puis duché de Lucques (1815-1847). Elle se trouve non loin de la mer Tyrrhénienne, plus exactement à une vingtaine de kilomètres de la côte ligure (mer Ligure).

C’est une ville fortifiée avec un grand nombre de monuments historiques, principalement des églises, mais aussi des villas et des palais comme le palais Pfanner et son célèbre jardin.