> Histoire
> Second Empire (1852-1870)
> L’impératrice Eugénie (1826-1920) et sa cour ... en partant d’un (...)JEAN-BAPTISTE-EDOUARD DETAILLE (PARIS 1848-1912)
L’Impératrice Eugénie entourée de personnalités de la cour de Napoléon III dont Eugène Fould [1] [2] .
mine de plomb, plume et encre de Chine sur une toile fine contrecollée sur papier
40,4 x 64,8 cm. (15 7/8 x 25½ in.)

María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox-Portocarrero de Guzmán y Kirkpatrick, marquise d’Ardales, marquise de Moya, comtesse de Teba, comtesse de Montijo — dite Eugénie de Montijo —, née le 5 mai 1826 à Grenade et morte le 11 juillet 1920 au palais de Liria à Madrid, est une personnalité politique française d’origine espagnole.
Elle est l’épouse de Napoléon III, empereur des Français, et donc impératrice des Français du 29 janvier 1853 au 4 septembre 1870.
Eugénie est née à Grenade en Espagne le 5 mai 1826 au 12 de la calle de Gracia. Elle est la fille cadette du comte et de la comtesse de Teba.
Son père, don Cipriano de Palafox y Portocarrero (1784-1839), comte de Teba, le frère cadet du comte de Montijo — dont il reprend plus tard le titre — s’était rallié à la France sous le Premier Empire. Officier d’artillerie, à la tête des élèves de l’École polytechnique, il participa à la bataille de Paris en 1814 et fut fait Grand d’Espagne en 1834.
Au regard du peuple espagnol, il est un « afrancesado », c’est-à-dire quelqu’un qui, pendant la guerre d’indépendance espagnole, a pris le parti de la France bonapartiste, par souci de modernité, aussi sa fille est-elle éduquée dans le culte napoléonien.
Sa mère, María Manuela Kirkpatrick de Closbourn y de Grévignée (1794-1879), une aristocrate mi-écossaise mi-espagnole, est la fille de l’Écossais William Kirkpatrick, qui fut notamment consul des États-Unis à Malaga, et la nièce du comte Mathieu de Lesseps.
La famille Kirkpatrick fut admise dans l’aristocratie espagnole et était apparentée à la noblesse écossaise de Closeburn.
La sœur aînée de la future impératrice, María Francisca de Sales (es) (24 janvier 1825 – 16 septembre 1860), connue sous le nom de Paca, hérita du titre Montijo et d’autres titres familiaux ; elle épousa en 1849 le duc d’Albe, propriétaire entre autres immenses biens, du palais de Liria à Madrid, où mourut l’ex-impératrice soixante ans après sa sœur.
A la mort de son père, la jeune Eugénie est éduquée par deux figures de la littérature française : Proper Mérimée, ami de sa mère, initie la petite fille aux subtilités de la langue française. Et Stendhal lui raconte les campagnes napoléoniennes.
Fuyant les remous des guerres carlistes, sa mère la comtesse de Montijo emmène dès 1834 ses deux filles en France, notamment dans la station balnéaire de Biarritz, la future impératrice en fait sa villégiature après y avoir séjourné deux mois en 1854 et Napoléon III lui construit un palais.
Eugénie, comtesse de Teba, est éduquée à Paris au couvent du Sacré-Cœur, où elle reçoit la formation traditionnelle de l’aristocratie catholique de l’époque.
++++image zoom
clic sur l’image
de droite à gauche jusqu’à Napoléon III : Mme de Gallifet, Mme de Persigny, Félix Fleury, Mme de Mouchy, Mme de Pourtalès, Mme de Bassano, Mme de Cassagnac, Bernard-Adolphe Granier de Cassagnac (journaliste), le baron Haussmann, Claude Alphonse Delangle (ministre), Mme Walewska, le duc de Bassano.
de gauche à droite jusqu’à Napoléon III : Schmitz, Lucien Murat, Walewski, Rouher, Fould, Magnan, Vincent Benedetti, Jérôme David, Pélissier, Schneider, Canrobert, Bosquet, Le Boeuf, Vaillant, Regnaut de Saint-Jean d’Angély
++++Les personnages de la gravure
[4]
de droite à gauche jusqu’à Napoléon III :
Mme de Gallifet : probablement Florence, fille de Charles Laffite [5]
Mme de Persigny : Eglé Ney de La Moskowa épouse de Victor de Persigny (Jean-Gilbert Victor Fialin, duc de Persigny) dont Napoléon III dira : « L’Impératrice est légitimiste, Morny est orléaniste, le Prince Napoléon est républicain et je suis moi-même socialiste. Il n’y a qu’un seul bonapartiste, c’est Persigny, et il est fou. »
Félix Fleury : Émile Félix Fleury, né le 23 décembre 1815 à Paris et mort le 11 décembre 1884 dans la même ville, est un général et diplomate français. Il est parmi les proches du futur empereur dans les préparatifs et l’exécution du coup d’État du 2 décembre 1851 (il est blessé à la tête dans les événements qui suivent). Promu colonel au rétablissement de l’Empire, aide de camp de Napoléon III, premier écuyer, puis grand écuyer de la Couronne en 1862 puis général de division en 1863[réf. nécessaire], il est nommé au Sénat par décret impérial en 1865. [6]
Mme de Mouchy : La princesse Anna Murat (1841–1924), duchesse et princesse de Poix, duchesse de Mouchy par son mariage, en 1865, avec Antoine de Noailles, duc et prince de Poix, duc de Mouchy, grand d’Espagne de première classe. Fille du prince Lucien Murat (16 mai 1803–10 avril 1878), Lucien fils de Joachim Murat [7] et Caroline Bonaparte [8] .
Mme de Pourtalès : Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la comtesse de Pourtalès, née Mélanie de Bussière, épouse du comte Edmond de Pourtalès, est reçue dans toutes les cours. Elle-même reçoit en son château des visiteurs renommés : le roi Louis II de Bavière, le roi et la reine de Belgique, le prince Napoléon, le prince de Galles, l’empereur Guillaume II, le grand duc de Bade, le prince de Metternich, Franz Liszt et Albert Schweitzer. Vers la fin de sa vie, elle réside au château de la Corbière, près d’Estavayer-le-Lac.
Mme de Bassano : Pauline de Bassano, duchesse de Bassano, née van der Linden d’Hooghvorst, (en septembre 1814 - 9 décembre 1867) [9] , fut dame d’honneur de l’impératrice Eugénie de Montijo de 1853 a 1867. Elle est morte en Belgique au château de Meise.
Mme de Cassagnac
Bernard-Adolphe Granier de Cassagnac (journaliste) : Bernard-Adolphe Granier de Cassagnac (11 août 1806 à Avéron-Bergelle - 31 janvier 1880 à Couloumé-Mondebat) est un journaliste et homme politique bonapartiste. Il soutient ardemment la candidature de Louis-Napoléon à la présidence de la République. L’entourage du prince-président s’en souviendra, et verra vite le parti qu’il peut tirer d’un allié aussi virulent.
le baron Haussmann : Georges Eugène Haussmann, né le 27 mars 1809 à Paris où il est mort le 11 janvier 1891 (à 81 ans), a été préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier 1870. À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en approfondissant le vaste plan de rénovation établi par la commission Siméon1 qui vise à poursuivre les travaux engagés par ses prédécesseurs à la préfecture de la Seine Rambuteau et Berger.
Claude Alphonse Delangle (ministre) : Claude Alphonse Delangle, né à Varzy (Nièvre) le 6 avril 1797 et mort à Paris le 25 décembre 1869. Après une brillante carrière judiciaire qui le conduit à la Cour de cassation, puis à la première présidence de la cour d’appel de Paris, il devient député de Cosne, se rallie à Louis-Napoléon Bonaparte puis entre au Sénat. Il devient ensuite ministre de l’Intérieur (14 juin 1858 - 5 mai 1859) puis de la Justice (5 mai 1859 - 23 juin 1863). Il est ensuite nommé premier vice-président du Sénat puis remplace André Dupin comme procureur général de la Cour de cassation (1865). Tous deux étaient natifs de Varzy. Il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1859.
Mme Walewska : Marie-Anne Walewska, duchesse Colonna-Walewski, née di Ricci, (en 1823 - 1912), fut dame d’honneur de l’impératrice Eugénie de Montijo de 1867 a 1870, et dernière à exercer la fonction de première dame d’honneur en France.
le duc de Bassano : Napoléon Hugues Joseph Maret de Bassano. Le titre de duc de Bassano et de l’Empire a été créé le 15 août 1809 par Napoléon Ier au profit de à Hugues-Bernard Maret (1763-1839), secrétaire d’État (sous le Consulat), ministre des Affaires étrangères (1811-1813).
de gauche à droite jusqu’à Napoléon III :
Schmitz : [10]
Lucien Murat : Lucien Murat, fils de Joachim, +1816, et père d’Anna, citée ci-dessus (Mme de Mouchy), tous deux sont des parents proches de l’Empereur
Walewski : Alexandre Florian Joseph Colonna Walewski [11] voir Mme Walewska ci-dessus.
Rouher : Eugène Rouher est un homme de loi et un homme politique français, né à Riom, le 30 novembre 1814, et mort à Paris, le 3 février 1884. Il fut l’un des principaux personnages du Second Empire.
Sa position prééminente au sommet de l’État dans les années 1860, lorsqu’il occupa notamment les fonctions de ministre présidant le conseil d’État puis de ministre d’État de 1863 à 1869, lui valut d’être qualifié de « Vice-Empereur ». Il fut, entre la mort de Napoléon III (1873) et celle du prince Impérial (1879), le principal chef du parti bonapartiste.
Fould : Achille Marcus Fould (Paris, 17 novembre 1800 - Laloubère, banlieue de Tarbes, 5 octobre 1867) est un banquier et homme politique français. Ministre des Finances de la Deuxième République sous Louis-Napoléon Bonaparte et ministre d’État de 1852 à 1860 durant le Second Empire, Achille Fould était libéral sur le plan économique, mais pas du tout en matière politique (il envisage en 1857 de faire supprimer le suffrage universel). Il s’oppose au tournant libéral de l’Empire, démissionne suite aux décrets réformateurs du 24 novembre 1860 et refuse d’être fait duc.
Fils de Beer Léon Fould, banquier juif, mais converti quant à lui au protestantisme, originaire de Lorraine et maire de Rocquencourt (Seine-et-Oise), il fit une carrière politique, tandis que son frère aîné succéda à son père à la tête de la maison familiale.
Magnan : Bernard Pierre Magnan, né le 7 décembre 1791 à Paris et décédé le 29 mai 1865 dans la capitale française, est un Maréchal de France. Il est nommé commandant en chef de l’armée de Paris en juin 1851. Il est un des principaux organisateurs du coup d’État du 2 décembre 1851, jour anniversaire d’Austerlitz. Il est nommé par Napoléon III sénateur du Second Empire puis Maréchal de France en 1852. L’Empereur en fait son Grand veneur (1852-1865). De 1855 à 1865, il est conseiller général du canton de Sélestat (Bas-Rhin). En 1862, alors qu’il n’est pas franc-maçon, Napoléon III le nomme grand maître du Grand Orient de France pour écarter le Prince Lucien Murat. Il est initié le 8 février 1862 et reçoit les 33 degrés du Rite écossais ancien et accepté dans la même journée. Il intègre la loge « Les vrais amis inséparables ». Il devient malgré tout un grand maître efficace et protège l’ordre des atteintes administratives ou policières. Il tente d’unir la maçonnerie française, mais échoue face à la résistance notamment du grand-commandeur du Suprême Conseil de France, Jean Pons Guillaume Viennet. Réélu à la quasi unanimité en 1864, l’ordre ayant retrouvé le droit d’élire ses dirigeants, il meurt l’année suivante.
[12]
Vincent Benedetti : Vincent Benedetti, comte Benedetti et de l’Empire, né à Bastia le 29 avril 1817 et mort à Paris (8e arrondissement) le 28 mars 1900, fils de François Benedetti et de Pauline Marie Morelli est un diplomate français, ami personnel de l’empereur Napoléon III. Il négocie la cession de Nice et de la Savoie à la France par la maison de Savoie en 1859. [13]
Jérôme David : Jérôme Frédéric Paul, baron David, né à Rome le 30 juin 1823 et mort à Langon le 27 janvier 1882, est un officier, journaliste et homme politique français. Petit-fils du peintre Jacques-Louis David, il a pour parrain le roi Jérôme Bonaparte, qui était en fait son père biologique. Il épousa en janvier 1853 Jeanne Cécile Elisa Merle (dite Larissa), fille d’un gros propriétaire et maire de Langon, dont il eut deux enfants, Jérôme (1854-1874, mort en duel) et Marie-Thérèse (1856-1872), décédés avant lui sans postérité.
Jérôme David entame une carrière militaire et intègre Saint-Cyr en 1842 (promotion 1842-1844, dite « du Tremblement »). Il démissionne de l’armée en 1857 pour entrer ensuite en politique. Il est député de la Gironde du 1er mai 1859 au 27 octobre 1881, et ministre des travaux publics du 10 août 1870 au 4 septembre 1870 dans le gouvernement Charles Cousin-Montauban.
Pélissier : Aimable Jean Jacques Pélissier, duc de Malakoff est un militaire français devenu maréchal de France, né le 6 novembre 1794 à Maromme et mort à Alger le 22 mai 1864. Artilleur de formation, il sert ensuite dans l’état-major et remplit à de nombreuses reprises les fonctions d’aide de camp. Il participe ensuite à la conquête de l’Algérie et en ressort quinze ans plus tard avec le grade de général de division. Appelé en Crimée pour y prendre le commandement en chef des troupes françaises, il est fait maréchal de France après la chute de Sébastopol le 12 septembre 1855.
Titré duc de Malakoff en récompense de cette victoire, Pélissier enchaîne les postes sous le Second Empire avant d’être nommé gouverneur général de l’Algérie en 1860. Il meurt dans l’exercice de ses fonctions à Alger, le 22 mai 1864.
Schneider : Eugène Ier Schneider. Joseph Eugène Schneider, souvent dénommé Eugène 1er, est né le 29 mars 1805 à Bidestroff (Meurthe aujourd’hui Moselle) et mort le 27 novembre 1875 à Paris. Il fut un industriel, co-fondateur avec son frère Adolphe de la dynastie des maîtres de forges du Creusot et s’impliqua durant de nombreuses années dans la vie politique locale, régionale et nationale.
Il siégea parmi les régents de la Banque de France dès 1854 et fut le premier président de la banque Société générale en 1864.
Il fut maire du Creusot de 1866 à 1870. Constamment réélu député de sa circonscription durant le Second Empire, il fut cependant mis en ballottage par le candidat libéral (orléaniste) Joseph Michon aux élections de 1869. Il fut, nommé par Napoléon III, président du Corps législatif de 1867 à 1870 et fait grand-croix de la Légion d’honneur.
Le 3 septembre 1870 Eugène Schneider annonça au Palais Bourbon la défaite de Sedan et la capture de Napoléon III. En vain il présenta à l’Impératrice régente Eugénie un gouvernement provisoire avec à sa tête le général Trochu et lui-même. Le lendemain, il fut chassé du pouvoir aux cris de "A mort l’assassin du Creusot, l’exploiteur des ouvriers" et dut s’exiler en Angleterre à Brighton puis à Londres, laissant la direction du Creusot à son fils Henri. L’ordre national rétabli, il revint au Creusot le 28 juillet 1871, se présenta au Conseil général et fut réélu à une courte majorité. Bien que physiquement et moralement fatigué, sur demande du président Adolphe Thiers, il fut chargé de la fabrication de nouveaux canons en acier pour concurrencer ceux de l’allemand Krupp.
Canrobert : François Marcellin Certain de Canrobert, né François Certain Canrobert à Saint-Céré le 27 juin 1809, et mort à Paris le 28 janvier 1895, est un maréchal français. Il s’illustre dans les principales campagnes du Second Empire (particulièrement aux combats de l’Alma, de Magenta, de Solférino et de Saint-Privat). Après avoir été un soutien indéfectible de Napoléon III, il devient sous la Troisième République l’une des figures du parti bonapartiste et siège, de 1876 à 1894, au Sénat au sein du groupe de l’Appel au peuple.
Rappelé en France par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, il est nommé maréchal de camp (général de brigade) à compter du 12 janvier 1850. Il est nommé commandant de la brigade d’infanterie de la 1re division de Paris, le 8 mars 1850, puis commandement de la 3e brigade, le 9 février 1851 et contribue à la réussite à Paris du coup d’État du 2 décembre 1851. Dans l’après-midi du 4 décembre 1851, sur les boulevards Montmartre et Poissonnière, Les soldats de la division commandée par Canrobert côtoient une foule où se mêlent curieux et manifestants. Dans une certaine confusion, les soldats ouvrent le feu. Le carnage fait entre une centaine et 300 morts dont des femmes et des enfants ainsi que des centaines de blessés mais dès le 4 décembre au soir, la résistance parisienne au coup d’État est écrasée. Le bilan de ces journées parisiennes est de 300 à 400 personnes tuées sans compter les soldats. Si on compte 2/3 d’ouvriers parmi les tués, on y trouve aussi de nombreux innocents et curieux, victimes de la division Canrobert sur les grands boulevards. Dans toute la France, 26 884 personnes sont arrêtées, essentiellement dans le Sud-Est, le Sud-Ouest et quelques départements du Centre. Environ 21 000 d’entre elles sont condamnées par des commissions mixtes (composés dans chaque département du préfet, d’un général et d’un magistrat) dont 9 530 à la transportation en Algérie et 239 autres au bagne de Cayenne. Toutefois, les mesures de répression prononcées par les 82 commissions mixtes inquiètent le président Louis-Napoléon Bonaparte qui délègue en mission extraordinaire les généraux Canrobert, Espinasse et le conseiller d’État Quentin Bauchart, afin de réviser les décisions prises et préparer des mesures de grâce. Si Espinasse et Canrobert, chargés du Sud-Ouest et du Languedoc, font preuve de peu d’indulgence envers les condamnés avec un petit millier de grâces accordées, le conseiller d’État Quentin-Bauchart, chargé du Sud-Est, accorde 3 400 grâces alors que Louis-Napoléon Bonaparte use également de son côté largement de son droit de grâce.
Canrobert cumule par la suite sa fonction avec l’emploi d’aide de camp du prince–président, puis de l’Empereur. Promu général de division, le 14 janvier 1853, il commande la division d’infanterie au camp d’Helfaut-Saint Omer, à partir du 27 avril. En mai, il devient inspecteur général du 5e arrondissement de l’infanterie pour l’année 1853 avant d’être nommé à la division d’infanterie de l’armée d’Orient, le 23 février 1854.
Bosquet : Pierre François Joseph Bosquet (Mont-de-Marsan, 8 novembre 1810 - Pau 1861) est un maréchal de France. Il dirigea le corps français pendant la guerre de Crimée. [14] Bosquet fut l’un des premiers choisis pour participer à la guerre de Crimée et, lors de la Bataille de l’Alma, sa division lança l’offensive française. Lorsque les troupes franco-britanniques montèrent le siège à Sébastopol, les deux divisions du corps de Bosquet étaient chargées de leur protection. Le 25 octobre 1854, assistant à la charge de la Brigade légère, il eut ce mot célèbre : « C’est magnifique, mais ce n’est pas la guerre ». L’intervention de Bosquet lors de la bataille d’Inkerman (5 novembre 1854) permit d’assurer la victoire alliée. En 1855, le corps d’infanterie de Bosquet occupa l’aile droite des armées de siège, en face du Mamelon et de Malakoff. Bosquet conduisit lui-même ses troupes dans la prise du Mamelon (7 juin) et, lors du grand assaut du 8 septembre, il était à la tête de toutes les troupes. Il fut grièvement blessé lors de la bataille de Malakoff.
Le Boeuf : [15] Edmond Le Bœuf né à Paris le 5 décembre 1809, mort le 7 juin 1888 au château du Moncel à Bailleul dans l’Orne. C’est un militaire et un homme politique français. Nommé Ministre de la Guerre le 21 août 1869 par Napoléon III, il a été fait maréchal de France et nommé sénateur du Second Empire le 24 mars 1870.
Ministre de la Guerre durant la Guerre franco-prussienne de 1870, il avait alors affirmé : « Nous sommes prêts et archiprêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats ».
Le général Leboeuf (1809-88) fut le dernier ministre de la Guerre de Napoléon III tellement assuré de la victoire face aux Prussiens qui plièrent l’armée française en moins de deux mois jusqu’à Sedan, le maréchal Vaillant (1790-1872) l’avait précédé dans ses fonctions comme Magnan (1791-1865), autre maréchal de France du Second empire,
Vaillant : Jean-Baptiste Philibert Vaillant, (Dijon, 6 décembre 1790 – Paris, 4 juin 1872) est un homme politique et militaire français, qui fut Maréchal de France en 1851, puis sénateur en 1852, ministre de la Guerre de 1854 à 1859, ministre de la maison de l’Empereur de 1860 à 1870, et ministre des Beaux-Arts de 1863 à 1870.
Regnaud de Saint-Jean d’Angély : Auguste Regnaud de Saint-Jean d’Angély, né à Paris le 30 juillet 1794 et mort à Cannes le 1er février 1870, est un maréchal de France. Il devient grand-croix de la Légion d’honneur par décret du 28 décembre 1855. Il se distingue particulièrement lors de la campagne d’Italie de 1859, bien que la postérité n’ait retenu que Mac Mahon. À la bataille de Magenta, pour permettre une manœuvre hasardeuse de Mac Mahon, Regnaud doit faire face durant plus d’une journée à des forces bien supérieures. Lorsque Mac Mahon arrive en force, il récolte les fruits de la pugnacité de Regnaud. L’empereur le fait maréchal de France le 5 juin 1859.
++++photos en vrac (hommes)

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
++++photos en vrac (femmes)

|
|
|
|
|
|
[1] vendu EUR 11,250 en 2011
[2] Cette esquisse, probablement préparatoire pour un tableau, représente l’Impératrice Eugénie en mécène des Arts entourée d’artistes et de personnalités politiques ayant œuvré pendant le règne de l’Empereur Napoléon III dont le duc de Bassano, grand Chambellan, le commandant Schmitz, le baron Eugène Haussman, Joachim Murat (NDLR : non c’est son fils Lucien), la comtesse Edmond de Pourtalès, dame d’honneur de l’Impératrice ou encore madame de Persigny, épouse du duc de Persigny, l’un des principaux organisateurs du coup d’Etat du 2 décembre 1851 et ministre de l’Intérieur dans les années 1850-1860.
[3] longtemps propriété Fould-de Rothschild en leur château-abbaye de Royaumont d’Asnières, est aujourd’hui propriété Colonna-Walewski Charles-André, descendant de Napoléon I qui l’a mis en ligne sur son site, voir aussi ICI
[4] avec l’aide de Geneviève de Brebisson, Joël Larroque et Philippe Glinel
[5] Charles Laffite : Neveu du célèbre banquier Jacques Laffitte, Charles Laffitte est un des promoteurs de la construction du chemin de fer Paris-Rouen entre 1841 et 18431. Il participe aussi à la création du réseau d’adduction d’eau de la commune de Maisons-Laffitte à partir de 1859. Personnalité parisienne, Charles Laffitte, grand amateur de sport hippique, est un des membres fondateurs du Jockey Club, au sein duquel sera créée la Société d’encouragement. Il possédait dans le Parc de Maisons la propriété Le Val-Fleuri où se situe actuellement la salle Malesherbes, quoique la propriété était alors beaucoup plus vaste.
Il épouse Florence Cunningham (1810- ?), le 24 novembre 1831, à la British Embassy Chapel à Paris, dont il se sépara de corps et de biens en février 1846. Elle lui a donné deux filles, Odette (1840-1931), baronne Frédéric-Émile d’Erlanger, et Florence (1843-1901), marquise Gaston de Galliffet.
[7] mariage, le 20 janvier 1800, de la princesse Caroline Bonaparte (1782–1839), sœur de l’empereur Napoléon Ier, avec le général Joachim Murat (1767–1815), maréchal de France dès 1804. Joachim et Caroline forment, de 1806 à 1808, le couple grand-ducal de Berg et de Clèves avant de devenir le couple royal de Naples de 1808 à 1815.
[8] Caroline Bonaparte (née Maria-Annunziata le 25 mars 1782 à Ajaccio, morte le 18 mai 1839 à Florence) fut grande-duchesse consort de Berg puis reine consort de Naples par son mariage avec Joachim Murat. Elle est la plus jeune sœur de Napoléon Ier.
[9] ce qui permet de dater le dessin antérieur à décembre 1867
[10] commandant Schmitz : cité ICI
[11] note de Geneviève de Brebisson : Alexandre Colonna Walewski est le fils de Napoléon 1er et de la Comtesse Marie Walewska.
Fait comte d’Empire à sa naissance, il s’est d’abord engagé dans
une carrière militaire, puis il est devenu écrivain et auteur dramatique
Il a demandé sa naturalisation en 1833. Napoléon III lui a offert le
Ministère des Affaires Etrangères qu’il a finalement quitté se trouvant
en désaccord avec l’Empereur sur sa politique italienne.
Il fut pleinement satisfait d’être Directeur des Beaux-arts
Catherine de Rici fa Zénobio et Isabelle Poniatowski, est sa 2ème
épouse.
[12] Bernard Pierre Magnan :
Légion d’honneur :
[13] note de Geneviève de Brebisson : Benedetti était Ambassadeur en poste à Berlin en 1870
C’est lui qui a effectué au nom de Napoléon III les démarches
insistantes qui ont provoqué la fameuse dépêche d’Ems à cause de
laquelle la Fra a déclaré la guerre à l’Allemagne
Cette dépêche volontairement insultante confirme que Guillaume 1er
de Prusse refuse d’accorder une audience à "l’adjudant" que lui envoie
la France...
[14] ce qui fait dater le dessin antérieur à 1861
[15] anecdotique (sans rapport) : un Charles Lebœuf passe pour le fils illégitime de Napoléon III (1808-1873) et de Marguerite Bellanger (1838-1886).
L’écrivain Xavier Marmier (1808-1892) relate la découverte des lettres de Marguerite Bellanger « avouant » qu’elle a dupé l’empereur. Mais ces lettres avaient été obtenues par l’entremise d’un haut magistrat, Adrien Marie Devienne (1802-1883).
Le généalogiste Jean-Fred Tourtchine signale (en 2000) à propos de Napoléon III un « [e]nfant naturel, issu de Julie Leboeuf, dite Marguerite Bellanger » en lui assignant pour état civil : « N... N..., lequel prend le pseudonyme de Charles Blanc, né au 27 rue des Vignes (actuel emplacement du n° 1 rue des Vignes) à Passy, aujourd’hui XVIe arrondissement de Paris le 24 février 1864 à 22 h30 s, décédé à Paris le 7 décembre 1941, rue Marignan XVIe . »
L’historien Pierre Milza confirme l’existence d’un enfant, Charles, né de l’empereur et de Marguerite « Bellenger ».