Le50enligneBIS
> Le reste du monde > Europe > Grande-Bretagne > Divers > God Save The Queen (Hymne National Britannique)

God Save The Queen (Hymne National Britannique)


Les paroles

O lord God arise,
Ô Seigneur, Dieu !
Scatter our enemies,
Semez la confusion chez nos ennemies
And make them fall !
Afin de les anéantir
Confound their knavish tricks,
Déroutez leurs tours pleines de honte et de déshonneur
Confuse their politics,
Trompez leurs diplomaties
On you our hopes we fix,
Sur vous nos espoirs se portent
God save the Queen !
Que Dieu sauve la Reine !

Not in this land alone,
Sur nos terres, l’ennemi est vivant
But be God’s mercies known,
Mais tous savons que la croyance apporte Sa pitié
From shore to shore !
D’une mer à l’autre [Littéralement d’une côte à l’autre - De la mer du Nord (est) à la mer d’Irlande (ouest)]
Lord make the nations see,
Seigneur, faites voir à nos nations [Le Royaume-Uni se compose de quatre pays : l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Ecosse et l’Irlande du Nord]
That men should brothers be,
Que frères, les Hommes devraient être
And form one family,
Pour former une et unique famille
The wide world over
Partout en ce monde [Ici les paroles veulent faire savoir que malgré les distances, les Britanniques se devaient d’être fidèles à leur patrie. Des distances qui se résument à un tour du monde puisque le Royaume Uni possédait à l’époque des colonies jusqu’aux antipodes même]

From every latent foe,
De la menace dissimulée
From the assassins blow,
Aux atteintes meurtrières
God save the Queen !
Que Dieu en préserve la Reine !
Over her thine arm extend,
Au-delà de sa main imprenable
For Britain’s sake defend,
Tendue pour défendre l’amour de la patrie
Our mother, prince, and friend,
Notre mère, souveraine et dame
God save the Queen !
Que Dieu sauve la reine !

Thy choicest gifts in store,
Les présents les plus désirés proposés
On her be pleased to pour,
Sont un honneur de les lui accorder
Long may she reign !
Puisse-t-elle régner éternellement
May she defend our laws,
Puisse-t-elle défendre nos principes
And ever give us cause,
Et de toujours nous donner une assise
To sing with heart and voice,
Afin de chanter avec cœur et voix
God save the Queen !
Que Dieu sauve la reine !

Version actuelle et traduction française

Paroles en anglais Traduction en français
God save our gracious Queen, Long live our noble Queen, God save the Queen ! Send her victorious, Happy and glorious, Long to reign over us ; God save the Queen !

O Lord, our God, arise, Scatter her enemies, And make them fall ! Confound their politics, Frustrate their knavish tricks, On Thee our hopes we fix, God save us all !

Thy choicest gifts in store On her be pleased to pour ; Long may she reign ; May she defend our laws, And ever give us cause To sing with heart and voice : God save the Queen !

Que Dieu protège notre gracieuse Reine, Longue vie à notre noble Reine, Que Dieu protège la Reine ! Rends-la victorieuse, Heureuse et glorieuse ; Que soit long son règne sur nous, Que Dieu protège la Reine !

Ô Seigneur, notre Dieu, surgis Disperse ses ennemis Et fais-les chuter ; Confonds leurs complots, Déjoue leurs conspirations de filou ! En Toi, nous mettons notre espoir ; Que Dieu nous protège tous !

Veuille bien verser sur elle Tes dons les plus précieux ; Puisse-t-elle régner longuement ; Puisse-t-elle défendre nos lois Et nous donner toujours raison De chanter avec cœur et à pleine voix : Que Dieu protège la Reine !

Texte

Dans les Souvenirs de la marquise de Créquy, la femme de lettres évoque une origine française de l’hymne composé en 1686 pour fêter le rétablissement de Louis XIV après son opération de la fistule anale. L’ancêtre du God save the King serait la chanson Grand Dieu sauve le Roi, écrite par Madame de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis (future école de Saint-Cyr en faveur des orphelines de nobles) et mise en musique par Jean-Baptiste Lully (Haendel de séjour à Versailles en 1714 aurait noté la musique et l’aurait fait traduire par le pasteur Carrey). Cette chanson n’est pas sans lien avec un chant latin, que la chapelle royale exécutait depuis le règne de Louis XIII et qui avait pour titres « Domine, salvum fac regem », dont les paroles étaient exactement tirées du dernier verset du psaume XIX de David, « Domine, salvum fac Regem et exaudi nos in die qua invocaverimus te ». Toutefois, c’est le Te Deum qui fonctionnait en tant qu’hymne royal officiel.

Si la première exécution est officiellement attribuée à l’année 1745, une étude récente trouva une exécution plus ancienne par les royalistes de la maison Stuart en 1688 : « God Save Great James our King. » Le chercheur considère que l’origine peut remonter au règne de Charles II († 1660).

Lors du débarquement, en août 1745, au nom de Jacques III Stuart, les partisans de celui-ci l’entonnent à nouveau et dès le mois suivant il est repris par leurs adversaires hanovriens en revendication de la couronne.

Après la mort d’Henry Carey, son fils demanda qu’on reconnaisse la paternité de son père sur cet hymne.

Traduit en allemand en 1790, en pleine période révolutionnaire, perçu alors comme un hymne royal célébrant la royauté, il a été pour cette raison choisi pour être l’hymne du Royaume de Prusse. Le succès de ce chant s’étendit à l’Autriche-Hongrie, pays où il était chanté quotidiennement par tous les écoliers jusqu’en 1918 sous ce titre : « Gott, schütze Unser Kaiser ! ».

Musique

Dans Oxford Companion to Music, Percy Scholes cite un morceau de clavier de John Bull (1619) qui a de fortes similitudes avec l’air moderne, selon le placement des altérations qui, à cette époque et dans certains cas, étaient non écrites et laissées à la discrétion de l’interprète. Il indique également que plusieurs morceaux de Henry Purcell, dont un comportant les notes d’ouverture de l’air moderne, contiennent les mots : « God save the King ».

Dans Les Grotesques de la musique, Hector Berlioz confirme la version selon laquelle la mélodie a été écrite par Jean-Baptiste Lully.

Au Royaume-Uni, la première édition définitive de l’air actuel est apparue en 1744 dans Thesaurus Musicus. La chanson serait devenue populaire l’année suivante, après le débarquement de Charles Édouard Stuart, qui marqua la fin des espoirs des Stuart de remonter sur le trône anglais. La Maison de Hanovre, victorieuse, adoptera cet air comme hymne royal britannique.

C’est Haendel qui effectua un arrangement de la mélodie composée à l’origine par Jean-Baptiste Lully, lors de l’arrivée de George Ier en Angleterre. Cependant, cet arrangement n’est plus en usage aujourd’hui.

Histoire

_ L’équivalent britannique de "La Marseillaise" n’a rien de vengeur ni de violent, contrairement à son homologue français né en pleine Révolution.
L’hymne de la royauté britannique est plutôt du genre cantique (c’est un motet), mais il a un point commun avec "La Marseillaise" : "God save the King" a été écrit et composé en France par des français...
"Grand Dieu sauve le Roi" est un chant composé par la duchesse de Brinon et mis en musique par Jean-Baptiste Lully, pour célébrer, en 1686, la guérison de Louis XIV, atteint d’une fistule anale. Pour le soigner, il fallait l’opérer, mais l’opération était à l’époque très risquée.
L’intervention consistait à ouvrir la plaie afin de la nettoyer. Aussi Louis XIV retarda-t-il longtemps le moment de l’opération. Après plusieurs mois de calvaire et de douleurs, elle fut finalement réalisée. De nouvelles interventions furent nécessaires, car l’infection reprenait. Ce n’est qu’en décembre 1686 que le roi fut déclaré guéri. Madame de Brinon, supérieure de la maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr (fondée par l’épouse morganatique du roi, Madame de Maintenon), se crut obligée de remercier Dieu en écrivant un poème à la gloire de son maître. L’œuvre plut au roi et Lully la mit en musique.

Par la suite, à chacune des visites du Roi-Soleil à la maison royale de Saint-Cyr, les demoiselles lui chantaient l’immortel cantique. Celui-ci serait probablement tombé dans l’oubli à la mort de Louis XIV si Haendel ne l’avait entendu lors d’une visite à Versailles en 1714...

Le musicien allemand était alors le compositeur officiel du roi d’Angleterre Georges 1er. De retour à Londres, il demanda à un certain Carrey de lui traduire le poème, présenta l’œuvre au roi en signant la musique de son nom... sans y changer une note ! Le texte anglais suit fidèlement la version française, à un ou deux adjectifs près. Le chant eut un énorme succès et fut joué dans toutes les cérémonies officielles où le roi était présent. Par la suite, comme le Royaume-Uni ne fit pas sa révolution, le "God Save the King" devint au XIXème siècle l’hymne national du royaume et continue d’être reconnu comme hymne royal dans des pays comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande... Il est aujourd’hui l’un des hymnes les plus connus au monde et a influencé de nombreux autres hymnes comme celui du Liechtenstein ("Oben am jungen Rhein"), qui se chante sur l’air du "God save the Queen" ou de la Suisse ("Rufst Du, mein Vaterland", basé sur la musique de Lully). Il fut également repris et réadapté par des groupes comme Queen ou les Sex Pistols (un de leurs plus grands tubes)...The rest is history.

Paroles originales de la version française écrite par Mme de Brinon supérieure des demoiselles de Saint-Cyr
Musique de Lully (1686)

Grand Dieu sauve le roi !
Longs jours à notre roi !
Vive le roi
A lui la victoire
Bonheur et gloire
Qu’il ait un règne heureux
Et l’appui des cieux !
Grand Dieu sauve le Roi
Grand Dieu venge le Roi
Vive le roi
Que toujours glorieux
Louis victorieux
Voye ses ennemis
Toujours soumis
Grand Dieu, sauve le Roi !
Grand Dieu, venge le Roi !
Vive le Roi !

Paroles de la version anglaise de Carrey
Musique de Haendel (1714)

God save our gracious King
Long life our noble King
God save the King !
Send him victorious
Happy and glorious
Long to reign over us
God save the King !