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Louis de Guernon-Ranville (frêre aîné de Martial)


Né le 13 septembre 1780 à Paris, décédé le 10 décembre 1869 à Caen (Calvados)

Fils de Roger François Barnabé, comte de Guernon (Caen, paroisse Saint-Julien, 10/12/1750-18/12/1829 Caen) seigneur de Ranville, mousquetaire noir, chef d’escadron en 1814, chevalier de Saint‑Louis, maire de Ranville (Calvados) en 1790, et d’Henriette Louise Durand de Villeneuve (Paris, paroisse Saint-Paul, 1759-23/7/1831 Caen), mariés avant 1780.

Petit-fils de Pierre Antoine Barnabé de Guernon (23/12/1718-23/11/1777), écuyer, seigneur de Ranville, lieutenant dans la compagnie des canonniers gardes-côtes en 1744, et de Catherine Françoise Jacqueline Borey (Caen 1725- ?), mariés le 26 avril 1746 à Caen, paroisse Saint-Julien. Petit-fils de Jean Louis Durand, conseiller du roi, contrôleur général des actes de l’Hôtel de ville de Paris, et d’Anne Louise Paul, mariés avant 1759.

Arrière-petit-fils de Barnabé de Guernon (? –av. 1746 ?), sieur du Saucey, et de Cécile L’Anguille (? –av. 1746 ?), mariés le 18 février 1718. Arrière-petit-fils de Louis Roger Borey (? –av. 1746 ?), avocat au bailliage et siège présidial de Caen, et de Catherine Madeleine Michel, mariés avant 1725.

Neveu de Victor Edmond Barnabé de Guernon (1763-ap. 1831), officier.

Frère d’Aimable Rose Perpétue Magloire (1785- ?) et de Martial Côme Annibal Perpétue Magloire de Guernon-Ranville (Caen 2/5/1787-1866 Ranville), procureur général près la Cour d’appel de Limoges le 16 avril 1823, chevalier de la Légion d’honneur en 1824, membre de l’ordre maçonnique des Francs régénérés, ministre des Affaires ecclésiastiques et de l’Instruction Publique dans le gouvernement Polignac (1829), député du Maine‑et‑Loire (1830), condamné en tant que ministre de Charles X par la Cour des pairs en décembre 1830 à la prison à perpétuité, gracié en 1836.

Épouse le 23 août 1826 à Paris (1er ancien) Elisabeth Joséphine de Mougeot (? -16/11/1840 Paris 1er ancien).

Père de deux enfants, dont Charles Martial Louis Joseph de Guernon-Ranville (13/1/1828-1890), auditeur au Conseil d’Etat en 1852, sous-préfet, franc-maçon affilié à la loge « La Clémente amitié » en 1853, marié le 6 mars 1849 à Paris (2ème ancien) à Francisca Perez-Roldan, dont postérité.

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Aurait été un temps maître d’écriture. Engagé volontaire dans les vélites de la garde impériale en 1806, réformé pour myopie, avocat à Caen, participe comme volontaire royal au « voyage » de Gand en 1815, retourne à la profession d’avocat. Président du tribunal de Bayeux en 1820, avocat général à Colmar, Procureur général près la Cour royale de Limoges en 1823, de Grenoble en 1826, puis de Lyon en 1829. Conseiller référendaire de 2ème classe le 25 mai 1830, mis à la retraite par suppression d’emploi le 3 mai 1848.

Membre de l’académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen.

Domiciles : 4, rue de Miromesnil (8ème), 24, rue Duphot (1er), 19, rue du Faubourg-Saint-Honoré (8ème).

Bibliographie : Article satirique dans « Le Figaro » n° 83 du 24 mars 1830, par Onésime Benoit, maître d’écriture. Notice biographique sur le comte de Guernon-Ranville, ancien ministre, (son frère) par M. Boullée, ancien magistrat, Caen 1857

source ; https://www.ccomptes.fr/