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Fécamp (76)


Photos Xavier MAREST


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Fécamp est une commune française de Haute-Normandie, ancien port morutier, dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie, sur le littoral du pays de Caux, à environ 40 km au nord du Havre.

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Les habitants sont les Fécampois, Fécampoises.


Géographie

L’entrée du port, la plage et la falaise
Fécamp se trouve dans la valleuse de la Valmont, au cœur du Pays de Caux, sur la côte d’Albâtre.

Histoire

La ville a le label « Villes et Pays d’Art et d’Histoire ».

Gaule indépendante et romaine

  • Un oppidum (agglomération fortifiée gauloise) est établit au lieu dit « Côte du Canada », au sud-est de la ville actuelle. On peut encore voir les restes des fortification édifiées vers le milieu du Ie siècle av. J.-C.[2] Durant l’époque romaine, une voie reliant Fécamp à Étretat passait à l’actuel lieu-dit du Fond Pitron. L’actuelle D 940 a repris le tracé de cette voie romaine.

Moyen Âge

  • Au VIIe siècle, saint Léger (en latin Leodegarius, du germanique Leudegari cf. les leudes du roi des francs) est déporté à Fécamp, il est accueilli dans le premier monastère qui était alors une abbaye aux dames. On dit qu’il y recouvra la parole. Autour du palais ducal roman, des témoignages de l’époque carolingienne ont été retrouvés (monnaies et fondations de deux chapelles).
  • Première mention du nom en 875, Fiscannum, puis Fiscannus en 990. Ces formes anciennes sont sans rapport avec l’étymologie savante Fici campus[3], souvent évoquée à propos de la ville et dont découle la graphie actuelle de Fécamp avec < p >. L’évolution du nom en « Fécan » procède régulièrement de *Fiscannu, nom d’origine de la Rivière de Valmont. On y reconnait l’élément germanique fisk « poisson » suivi d’un suffixe mal identifié.
  • Au IXe siècle, les vikings ravagent la région et détruisent le monastère, dont on dit que les nonnes vont se mutiler volontairement le visage, pour échapper au « deshonneur ». Après 911, la région autour de Fécamp devient une zone d’implantation massive des Nortmanni comme le prouve la toponymie[4]. Un trésor de pièces de monnaies[5]essentiellement franques et anglo-saxonnes, mais aussi originaires de la Méditerranée, illustre les rapines et les demandes de rançon auxquelles se livrèrent les hommes du nord au cours de l’Âge des vikings. Il aurait été enterré vers 970/980, d’après la pièce la plus récente.
  • Cette présence massive des anglo-danois pourrait expliquer l’intérêt que portent les premiers ducs à la ville, somme toute modeste par rapport à Rouen et aux villes épiscopales du duché de Normandie. Elle est la ville natale des ducs de Normandie Richard Ier et Richard II (qui y mourut le 22 août 1027).
  • Richard Ier dit sans peur, duc de Normandie est né en 933, environ 100 ans après les premières destructions commises par ses ancêtres Vikings (851). Richard Ier fait reconstruire une église, mais c’est son fils Richard II dit le bon qui fit venir Guillaume de Volpiano pour refonder une abbaye, à savoir : l’abbaye de la Trinité de Fécamp, selon la règle bénédictine en usage à Cluny. A l’origine Richard fit appel à Maïeul, l’abbé de Cluny, mais ce dernier aurait refusé au motif qu’il n’irait pas chez les pirates. L’église abbatiale de la Trinité est construite une première fois en style roman avec la pierre blonde de Caen et la pierre de Fécamp. Elle est consacrée en 1106 par l’archevêque de Rouen Guillaume Bonne-Âme. Sous les Plantagenêt, le scriptorium de Fécamp produit de nombreux manuscrits enluminés. Les reliques du Précieux Sang, une sorte de Saint-Graal vont attirer pécheurs et pélerins et contribuer à faire de cette abbaye Bénédictine, la plus opulente de Normandie à l’origine de ce dicton : « De quelque côté que le vent vente, l’abbaye de Fécamp a rente ». Suite à un terrible incendie en 1168, on entreprend la reconstruction de l’abbatiale en style gothique.
  • Au début du XIIIe siècle, l’église est achevée sous l’abbatiat de Raoul d’Argences. En 1202, Jean sans Terre accorde un régime communal à Fécamp. Peu de temps après la ville est annexée au royaume de France par Philippe-Auguste.


    wiki

Portfolio

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