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Oissel (76)


Photos Yolande CHAUMONT


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Hotel de ville

Oissel est une commune française du département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie, située à 15 km au sud de Rouen, en bordure de la Seine. Les habitants sont appelés les Osseliens.

HISTOIRE

Oissel, mentionnée sous les formes latinisées au IXe siècle Oscellus (Miracula Germani), au Xe et XIe Oscellum, appartient à toute une série bien connue de toponymes Oisseau, Ussel, Usseau, etc. qui dérivent du gaulois uxsello, signifiant "haut" et qui sert de qualificatif à une divinité païenne dans des inscriptions celto-latines.

Peut-être un culte à Sainte Catherine a-t-il remplacé un culte à une divinité païenne initiale au moment de la christianisation selon un processus bien connu par ailleurs ? En tout cas, dès le Moyen Âge, il est fait référence à une île d’Oissel dénommée Sainte-Catherine. C’est de cet endroit que les Normands (Vikings) seraient partis pour lancer leurs raids dans la vallée de la Seine. Apparemment, ils vont eux-mêmes rebaptiser l’île d’Oissel en Thorholmr « île de Thor » qu’on retrouve par exemple dans un titre de Robert le Magnifique en 1030 sous la forme latinisée Torhulmus, mais contrairement à celui de l’île de Korholmr (Petit et Grand-Couronne), son nom norrois va disparaître, remplacé définitivement par Sainte-Catherine.
Situé en bord de Seine, au pied d’un plateau couvert de forêt riche en gibier, le site d’Oissel est occupé dès la préhistoire. Gaulois et Gallo-romains y ont laissé des voies de communication et un temple, au lieu-dit la Mare-du-Puits. Des sarcophages mérovingiens furent également mis au jour.

En 1082, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre, y réunit un concile de hauts dignitaires de l’Église en présence de barons anglo-normands au sujet d’un différend sur la peine de mort entre l’archevêque de Rouen et l’abbé de Saint-Wandrille. Fief royal, Richard Cœur de Lion y installa un rendez-vous de chasse où séjourna Philippe le Bel en 1312. Ce manoir, profondément modifié au cours des siècles, est aujourd’hui la mairie.
Vers 1250, le roi Louis IX (Saint-Louis) créa la Sergenterie d’Oissel en la paroisse de Saint-Martin en la vicomté de Rouen. Elle comprenait dès son origine la glèbe de la Franche Sergenterie de bois fieffés et héréditaire en la forêt du Rouvray, des fiefs tenus en perpétuel héritage de divers fiefs de haubert et du fief de La Chapelle Saint-Bonnet. Parmi les sergents de la garde du roi en la forêt du Rouvray, qui devaient rendre foi et hommage au roi, puis faire aveu de leurs avoirs, on trouve les noms de Hue Bécourt (aveu du 3 avril 1383 julien), Jehan Leprevost (aveu du 2 février 1419 julien), Guernet Lynant et Jacques Lynant, ce dernier vendant et transmettant à fin d’héritage l’ensemble de la Sergenterie le 23 mars 1480 julien à Jehan Vauquelin (aveu du 26 août 1484 julien), Jacques Vauquelin en hérita (aveu du 31 juillet 1515 julien). _ Puis se succède la longue lignée des Duhaze, avec Robin Duhaze qui en hérita par sa mère Anne Vauquelin (aveu du 1er juin 1532 julien), jusqu’à Antoine Duhaze (aveu du 30 septembre 1686), et Jean Thomas Duhaze. La Sergenterie fut supprimée vers 1764.

La Chapelle Saint-Bonnet, qui fit partie en tout temps du fief de la Sergenterie porta au fil du temps différents noms : Ferme de la Chapelle, Manoir de la Chapelle, Ferme à Dupont au début du XXe siècle. Elle a été acquise par les Papeteries de La Chapelle en 1929. Elle a été dotée d’un château d’époque relativement récente. Mais le miracle est que le colombier à pied et le puits à colonnes (bien que ce dernier fut déplacé à plusieurs reprises) sont parvenus jusqu’à nous en restant relativement intacts depuis le XVIe siècle.

C’est à Oissel qu’en 1639, lors de la révolte des va-nu-pieds, contre les impôts et la famine, que les troupes envoyées par le Roi furent hébergées. L’épidémie de peste de 1649-1650 dévasta la commune, une nouvelle épidémie de choléra en 1832 fit de nombreuses victimes.

Le savant Dambourney (1722-1795) introduit la culture de la garance pour obtenir la couleur rouge pour les étoffes. Quelques cardeurs et fileurs travaillent à façon la laine pour les fabriques installées à Rouen, Elbeuf ou Darnétal.

En 1843, l’ouverture de la ligne de chemin de fer Rouen - Paris et, en 1846, de la gare d’Oissel, dynamise l’activité industrielle. En 1900, est construite la Cotonnière. Oissel est alors une place importante de l’industrie textile normande.

Les Prussiens s’installèrent en 1871 dans la ville et incendièrent en partie la mairie.

La Première Guerre mondiale fit de nombreux ravages puisque 20% de la population adulte fut décimée. De 1939 à 1944, les Allemands s’installèrent à nouveau à Oissel pour défendre le nœud ferroviaire stratégique entre la Haute et la Basse-Normandie et Paris. 43 bombardements alliés en 5 ans firent des dégâts considérables : 249 immeubles furent détruits, 1475 autres endommagés. Au cours de ces trois conflits, les Osseliens montrèrent un esprit de résistance et de solidarité rare comme Édouard Turgis, Paul Henri Mongis et Émile Billoquet, trois noms inscrits à jamais dans la mémoire d’Oissel.

Malgré les destructions des guerres et la modernisation nécessaire, la ville d’Oissel a su conserver de nombreuses traces de son passé. C’est d’abord en centre ville que l’urbanisation vit le jour autour des filatures. Il est ainsi possible de retrouver les lotissements ouvriers nés autour des usines, les maisons des contremaîtres, des ingénieurs et des industriels. Il reste aussi trace des fermes ; si deux seulement sont encore en activité, les autres ont souvent été transformées en logements.

LIEUX ET MONUMENTS

  • L’église d’Oissel, dédiée à Saint Martin, fut fondée à l’époque mérovingienne. Mais le bâtiment fréquenté aujourd’hui par les fidèles ou par les passionnés de musique est une construction débutée au 16e siècle, agrandie et achevée en 1871.
  • Le château de la marquise de Frondeville
  • Le jardin public, aménagé en 1955 dans le parc du château de la marquise de Frondeville (dit aussi de la Perreuse). Les passionnés de richesses architecturales et paysagères trouveront leur compte. On peut ainsi y admirer un pavillon Louis XVI où vécut Charles-Henri Dambray, avocat au parlement de Paris pendant la Révolution, mais aussi la ferme Normande. Les arbres de la région sont également à l’honneur à travers l’arboretum ; par exemple, le chêne du Rouvre qui a donné son nom à la forêt du Rouvray.
    Tous les 13 juillet un magnifique spectacle pyrotechnique, sons lumières et musiques, reconnu comme l’un des plus beaux de la région, envahit le parc.
  • Le château des Roches qui abrita Grimoin Sanson, est une belle construction du 19e siècle sur l‘emplacement d’un château datant de Louis XIII.
    Ce château des Roches est devenu le Centre de formation Jean-L’Herminier.
    Dans le parc, on voit une chapelle néo-classique, bâtie par Grimoin Sanson au début du siècle pour les besoins de son film.

PERSONNALITÉS LIÉES A LA COMMUNE

  • Louis-Alexandre Dambourney (1722-1795)
  • Charles-Henri Dambray (1760-1829)
  • Raoul Grimoin-Sanson (1860-1941)
    Collaborateur de Marey et Bertillon, il fonda le service anthropométrique de Bruxelles, déposa des brevets pour de nombreuses inventions dont un microphone compensateur, un procédé de blanchiment de la pâte à papier ou un masque à gaz. Il est surtout connu pour la construction du Cinéorama (le premier procédé d’écran large de l’histoire du cinéma). Son système utilise dix projecteurs synchronisés qui sont disposés au centre d’un grand écran circulaire qui fonctionna lors de l’Exposition universelle de 1900. Contemporain des frères Lumière, il est considéré par certains historiens comme l’inventeur du projecteur de cinéma moderne à échappement. Il réalisa même un film dans son château des Roches "Le Comte de Griolet" racontant un épisode de la Révolution.
  • Daniel Horlaville, footballeur né en 1945.
  • Mathieu Louis-Jean, footballeur né en 1976
  • Christophe Horlaville, footballeur né en 1969.
  • Grégory Tafforeau, footballeur né en 1976.
  • Thierry Foucaud, sénateur-maire depuis 1982, né en 1954.
  • Johann Petit, billardiste master
  • Source : Wiki
  • Voir aussi Site de la ville d’Oissel
  • et Ville d’Oissel

Portfolio

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