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Vaux-sur-Aure (14)


Vaux-sur-Aure est une commune du Bessin située à trois kilomètres de Bayeux et quatre kilomètres des côtes de la Manche (Longues-sur-Mer), elle est traversée par l’Aure.

Château de la Ferrière

Bel édifice classique d’époque Louis XV, en pierre blonde de Creully, encadré de grandes ailes de communs de la même époque, au cœur d’un parc paysager de 18 hectares qui domine le village et le pont sur l’Aure. Il a été bâti en 1735 sur les vestiges d’un château féodal du XVe siècle, par Jacqueline Piedoue de Nerval, veuve d’un écuyer de Louis XV, enterré à l’église Saint-Aubin de Vaux-sur-Aure.

Il fut ensuite de 1762 à 1788 la propriété d’un botaniste fameux ; le caennais Gabriel Moisson, dit Moisson de Vaux (1742 - 1802) qui y mena d’intéressantes expériences botaniques : bâtissant des serres chaudes et froides, il y acclimata entre autres végétaux exotiques le sassafras d’Afrique, le plaqueminier (kaki) de Virginie, et surtout le magnolia, qu’il fut le premier avec Lagalissonnière, à faire prospérer en pleine terre. On venait de très loin admirer les "magnolias d’une grosseur considérable" du parc de la Ferrière.

Physiocrate et philanthrope, Moisson de Vaux cultiva aussi la pomme de terre dans le "secret" de son immense jardin potager clos de murs, favorisant les vols nocturnes pour aider à sa propagation dans les couches populaires.

Au XIXe siècle, le château furent la propriété du Vicomte de Toustain-Richebourg puis de son fils, historien. Ils agrandirent considérablement le parc de la Ferrière de 1819 à 1855 en annexant la route de Vaux, qu’ils déplacèrent à leur frais cinquante mètres plus au Nord. Cela leur permit de créer un vaste parc à l’anglaise enrichi de séquoias géants, de cyprès de lambert dont certains subsistent encore aujourd’hui.

Propriété de l’alsacien Bauer de 1900 à 1944, le château fut le refuge des Bénédictines de Caen fuyant les bombardements de Caen en 1945. Elles y demeurèrent jusqu’en 1958, fabricant du chocolat. L’A.D.A.P.T. s’y installa en 1966 et le quitta en 2007. C’est à nouveau, depuis 2008, une propriété privée. Le parc, en cours de restauration, sera bientôt ouvert à la visite.

Manoir d’Argouges

Dans un site sauvage et préservé, entouré de douves en eau, c’est l’un des plus beaux manoirs médiévaux de Normandie. Fief de la puissante famille d’Argouges, c’est un lieu de féérie (légende de la fée d’Argouges, dont l’empreinte d’un pied est encore visible, dit-on, sur le rebords d’une fenêtre du manoir). Il fut édifié à partir du XIVe s. (mur d’enceinte et tour Sud-Est) continué au XVe s. (corps de logis, colombier, granges, écuries) modifié vers 1510 (corps de logis reconstruit, écuries restaurées, portail et deux tours ajoutées, au Nord et à l’Ouest, baies, cheminées et escalier refaits, deux grandes salles superposées commencées). Les travaux s’arrêtèrent en 1530 avant que soient achevés le Grand Escalier et les grandes salles. La famille d’Argouges se sépara du manoir en 1634 et il fut transformé en ferme. La salle basse devint écurie, la maison du jardinier devint fournil, etc. Arcisse de Caumont le remarqua, et il fit l’objet de tableaux et de lithographies à l’époque romantique. L’ayant acheté à l’abandon et menaçant ruine, Bertrand et laure Levasseur le restaurent depuis les années 1980. Il est classé M.H. depuis le 27 juillet 1924.

Château de la Haizerie

Bel édifice d’époque Louis-Philippe, à demi-caché dans son bois de haut jet, derrière l’église Saint-Aubin. Bâti vers 1840 par les parents du fameux Père Joseph de Rotz, qui partit évangéliser le Japon à la fin du XIXe siècle, c’est un curieux exemple du style "palladien" très épuré, sec mais élégant, style très peu représenté en Normandie. Une seule souche de cheminée rassemble au faîte du toit toutes les cheminées du château, en un long couronnement très original. Longtemps siège d’administrations agricoles (l’I.N.R.A. entre autres) il est, lui aussi, actuellement en restauration.

Divers

  • Ferme de la Madelaine, XVIIe s.
  • Ferme du Grand Fumichon, XVIe et XVIIe s.
  • Promenade du Père de Rotz. Aménagée le long de l’Aure, elle passe au pied du château de la Haizerie.
  • Église, XIIe siècle

Personnalités liées à la commune

  • Gabriel Moisson de Vaux, botaniste (voir édifices : château de la Ferrière)
  • Le Père de Rotz (1840-1914), missionnaire des Missions étrangères de Paris au Japon, notamment à Sotome, commune maintenant fusionnée avec Nagasaki, ou il a laissé une réputation d’homme de bien [2] (voir édifices : château de la Haizerie)

Portfolio

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