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Thomas Pesquet

Euro-Astronaute


Le futur astronaute français est originaire de Beauval-en-Caux

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Né à Rouen en 1978, Thomas Pesquet a vécu chez ses parents à Beauval-en-Caux. Il a été élève au lycée Ango avant de s’orienter vers des études scientifiques de haut niveau.

L’agence spatiale européenne présentait, mercredi 20 mai 2009, les 6 nouveaux astronautes européens. Parmi eux, un Français : Thomas Pesquet.

Il a été retenu par l’ESA (European Spatial Agency) avec cinq autres collègues pour composer le prochain Corps des astronautes européens. Les six futurs hommes et femmes de l’espace ont brillamment réussi leurs tests psychologiques, médicaux et professionnels parmi quelque 8 413 candidats recevables. Cette promotion est la première depuis 1992 et correspond à la seconde sélection entreprise par l’ESA.

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Assis côte à côte au bout d’une immense table de réunion, Samantha, Luca, Alexander, Andreas, Timothy et Thomas ont patiemment répondu aux nombreuses questions de la presse lors de leur présentation, hier, au siège de l’Agence spatiale européenne (ESA), à Paris. Ces six Européens de cinq nationalités différentes (deux Italiens dont une femme, un Allemand, un Danois, un Britannique et un Français) viennent d’être choisis pour devenir la nouvelle génération d’astronautes européens. Ils viendront compléter et peu à peu remplacer la précédente équipe constituée en 1992.

Leur recrutement a certainement été parmi les plus difficiles au monde. Lancé par l’ESA le 19 mai 2008, il a réuni plus de 8.000 candidats et s’est étalé sur une année complète, au rythme de phases d’épreuves et d’attente de plus en plus éprouvantes : tests médicaux, psychologiques, de mémoire, de concentration, de positionnement dans l’espace… « La compétition a été douloureuse », confie Luca Parmitano, jusqu’alors pilote de chasse dans l’armée de l’air transalpine. « Nous avons mis l’accent sur leur bonne santé psychologique, explique de son côté Jean-Jacques Dordain, le directeur général de l’Esa. Lorsqu’ils seront dans l’espace, ce sera pour une durée de six mois, il faut donc être bien dans sa tête. »

Retourner sur la Lune

Thomas Pesquet est le seul Français de l’équipe. Ce Normand âgé de 31 ans travaille depuis deux ans comme pilote de ligne chez Air France. Il a précédemment suivi une formation d’ingénieur aéronautique à Toulouse, puis a voyagé au Canada avant de poser ses valises à Madrid où il était chargé de calculs d’orbite. « L’ESA m’a téléphoné vendredi dernier vers 22 heures pour m’annoncer la bonne nouvelle. Je n’y croyais plus, et l’agence a réellement fait durer le suspense. Depuis quelques jours je suis sur un nuage et je dois vous dire que j’ai très peu dormi », sourit le jeune, qui a tout du gendre idéal. Leur premier voyage n’est prévu qu’en 2013, mais tous iront au moins une fois dans l’espace. « D’ici 2020, sept vols sont déjà programmés, poursuit Jean-Jacques Dorain, enthousiaste. Concernant les missions, des voyages sur la Lune sont envisagés, et d’ici quelques années nous pourrons certainement nous servir de notre étoile comme base pour d’autres explorations. Ils arrivent au bon moment. »

La nouvelle équipe commencera à travailler en septembre, le temps pour chacun de quitter son emploi. Alors, ils suivront une formation de quarante-deux mois. Leur instruction comprend notamment l’apprentissage du russe, seconde langue parlée à bord de la Station spatiale internationale.