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Bagnoles de l’Orne


Les origines de Bagnoles (balneum ou balnoleum) remontent probablement bien au-delà de son étymologie romaine et ses eaux opérèrent sans doute fortuitement plus d’une cure.

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Au XVIe siècle, les forges de Bagnoles étaient cependant plus connues que sa source et il faut remonter au XVIIe siècle pour trouver dans des documents quelques mentions de ce qu’on appelait alors la « fontaine de Baignoles ».

Mais selon la légende locale, les origines de l’activité thermale dateraient du Moyen Âge. Cette dernière raconte que le seigneur médiéval Hugues de Tessé sentant qu’il atteignait la fin de sa vie décida d’abandonner son cheval "Rapide" dans la forêt d’Andaine. Il fut stupéfié quand l’animal revint quelques heures plus tard, fort et totalement revitalisé. Sans aucun ressentiment, Rapide emmena son maître vers les eaux de Bagnoles où après avoir bu il fut aussi rajeuni. La station thermale était née.

Selon un autre conte, un très vieux moine franciscain qui lui aussi avait pris les eaux de Bagnoles retrouva une étonnante nouvelle vigueur et sauta entre les plus hautes roches situées au-dessus de la ville. Ces roches s’appellent toujours "Le Saut du Capucin". Une autre facette de cet endroit fascinant sont les légendes arthuriennes, puisque Bagnoles et ses environs sont censés être le pays de Lancelot du Lac. Le calendrier des événements culturels du village inclut une visite des sites arthuriens les plus célèbres.

En fait, c’est surtout depuis le XIXe siècle que cette commune est réputée pour ses établissements thermaux (13 000 curistes par an pour environ trois semaines). Son eau de source tiède, qui jaillit à raison de 48 m3 par heure, est indiquée pour les affections en phlébologie, rhumatologie et gynécologie.

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