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Tréauville - Notes historiques et archéologiques


L’église de Tréauville, Treauvilla, sous le vocable de saint Pierre, avait pour patrons les abbés de St.-Sauveur, en conséquence du don du patronage, des dîmes et aumônes à eux fait par Roger, frère de Néel, vicomte du Cotentin [1].

Les mêmes religieux possédaient de plus, à Tréauville, le fief de Diélette et les dîmes des moulins d’Arondel et du Moutier.

On trouve, au f° 2 du Livre des fiefs sous Philippe-Auguste, la mention suivante : "Will. Paganellus tenet inde (de Sancto Salvatore) tertiam partem feodi 1 militis apud Treauvillam."

Une charte de saint Louis, datée de Paris, mars 1247, mentionne un ténement de maisons situé à Tréauville, appartenant à un Godefroy Danetz et valant 82 sols, y compris son moulin du Louvre [2].

En 1516, procès entre les abbés de St.-Sauveur et Jacques de Pouilly, seigneur de Tréauville, qui avait fait détruire l’écusson de l’abbaye peint sur une vitre du chœur de l’église de Tréauville.

En 1692, le patronage de cette église n’appartenait plus auxdits abbés ; Thomas Lefillastre, seigneur du lieu en cette année, nomme à la cure Joseph Lefillastre, son frère.

Il y avait encore à Tréauville une chapelle dédiée à Notre-Dame-des-Prés.

On comptait parmi les notables habitants de Tréauville la famille Langlois (1666), qui portait d’or au chevron de gueules, accompagné de trois cosses de pois anglais de sinople ; celle de Bruc (1789), et M. le général de brigade Jouan, adjudant-général de la garde impériale en 1813, mort à Tréauville en 1847.

Source :

Notes

[1] Voyez le Cartulaire de l’abbaye de St.-Sauveur, f° 1

[2] Registre n° 10 des manuscrits conservés dans la Bibliothèque de la cathédrale de Bayeux