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La Haye-d’Ectot - Notes historiques et archéologiques


La Haye-d’Ectot, Haya de Esquetot.

L’église paroissiale de la Haye-d’Ectot est sous le vocable de la Sainte-Vierge. Elle était taxée à 40 livres de décimes, et dépendait de l’archidiaconé du Bauptois et du doyenné de Barneville. L’abbaye du Vœu à Cherbourg en avait le patronage, qu’elle tenait de Jourdain de Barneville ; elle nommait à la cure.

Dans le XIIe siècle, ce même Jourdain de Barneville fonda à la Haye-d’Ectot le prieuré de la Taille, qu’il donna à l’abbaye du Vœu de Cherbourg, et dont le titulaire était curé de la paroisse. Il avait la moitié des gerbes de la dime et l’autelage ; le chapitre de Coutances avait l’autre moitié, qui formait une partie du revenu commun appartenant au chapitre et nommé la commune. Ce partage fut ainsi convenu lors d’une transaction arrêtée entre les religieux de Cherbourg et les chanoines de Coutances, qui contestaient aux premiers le patronage de l’église de la Haye-d’Ectot. Les chanoines se firent confirmer par le pape les biens qu’ils avaient à la Haye-d’Ectot.

Il existait dans cette paroisse, outre la chapelle du prieuré, une autre chapelle dépendant du château de Guillaume Carbonnel qui posséda, pendant long-temps, la seigneurie de la Haye-d’Ectot. En 1726, on ne célébrait plus la messe dans cette chapelle que les dimanches et fêtes [1].

En 1665 le prieuré-cure valait 700 livres.

Faits Divers

On a trouvé à la Haye-d’Ectot les ruines d’une galerie couverte orientée de l’est à l’ouest. Sa largeur pouvait être d’un mètre, sa hauteur de 70 centimètres et sa longueur d’environ 12 mètres ; il existe près de ces ruines de l’époque celtique une fontaine minérale nommée la Fontaine de la Taille.

La seigneurie de la Haye-d’Ectot, après avoir appartenu à la famille Carbonnel, était arrivée dans les mains de Colbert de Seignelay, qui descendait du grand Colbert ; il la vendit à deux bourgeois de Paris qui plus tard la cédèrent au baron de Bricquebec, Marie-Thomas-Auguste, marquis de Matignon [2].

Dès 1463, Montfaut inscrit comme noble dans cette paroisse Jean Le Fêvre.

Chamillard trouva nobles en 1666, à la Haye-d’Ectot, Michel Le Févre de Graffard, et Pierre Gueroult, sieur de la Vallée. On trouve un Pitebout de Graffard de Barneville qui, dans la fin du XV° siècle, était abbé de Blanchelande.

Expilly dit qu’en 1726 la seigneurie de la Haye-d’Ectot appartenait à la famille de Marsan, que Dumoulin nomme de Morsan, et que, dans le château, il y avait une chapelle domestique.

La Haye-d’Ectot vit naître, en 1617, François Letellier de la Lutumière, le fondateur du séminaire de Valognes. On l’accusa de jansénisme.

La paroisse de la Haye-d’Ectot dépendait de l’intendance de Caen, de l’élection de Valognes et de la sergenterie de Beaumont. Elle comptait 50 feux en 1722, 65 d’après Dumoulin et Saugrain, et, suivant Expilly, 294 habitants. Sa population, en 1867, est de 393 habitants.

Source :

Notes

[1] Expilly, Dictionnaire de la France ci-devant cité, tom. II, pag. 152

[2] Etudes sur le département de la Manche, par M. de Gerville, pag. 138