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Cosqueville - l’église et les premiers registres paroissiaux + MaM


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Notes pour visiter l’église de Cosqueville

L’église de Cosqueville est sous le vocable de Notre Dame et en second de St Marcouf.

Les seigneurs du lieu en ont eu le patronage en tout temps. A l’arrivée, une curieuse construction que l’on pourrait appeler "narthex" dont l’entrée ogivale, belle dans sa simplicité, masque, malheureusement, un magnifique portail roman à trois ouvertures dont les deux petites sont murées. Il est surmonté de deux fenêtres meurtrières et d’un oculus. Passé ce portail, la nef est marquée par le 12ème siècle, époque de transition avec un mélange de cintres et d’ogives. Voûtée en maçonnerie, les arcades ogivales qui la traversent de distance en distance annoncent, dans leur combinaison et leur disposition sur leurs piliers, une origine romane.

Remarquer sur le côté gauche sur une claque de marbre,la liste des curés successifs de cette paroisse. A la suite, nous nous trouvons sous le clocher du 15ème siècle, porté sur la gauche, par une robuste muraille et deux piliers, puis sur deux piliers à droite, tous les quatre à colonnettes et chapiteaux, la nef et le bas du clocher avec les fenêtres meurtrières n’ayant subi aucune transformation dans leur gros œuvre sont remarquables d’unité de style.

Ensuite nous entrons dans le chœur. Démoli vers 1770 il fut reconstruit sur le même emplacement avec une abside et une voûte plus légère et, probablement réemploi de certaines pierres. Il donne une impression d’inachevé. Le maître-autel avec son baldaquin à quatre colonnes, couronnement et gloire, réalisé par un menuisier de St Pierre-Eglise a remplacé l’autel, détruit le 23 mars 1794 ainsi que les statues, croix, argenterie, vases sacrés ; c’était la Révolution. Au dessus du maître-autel, est placée la statue du Sacré-Cœur (1888) et deux anges adorateurs. Mis à part un vitrail de Notre-Dame de Lourdes et un autre de Ste Jeanne d’Arc, tous les autres vitraux sont des années 1970.

Sur le côté droit se trouvent deux chapelles, l’une accolée au clocher, dédiée à son origine à St Fiacre, devenue chapelle de la Ste Vierge avec un autel en marbre blanc, fin du 19ème siècle. L’autre à la suite, dédiée à Ste Anne est devenue chapelle St Jean. L’on peut y remarquer, à droite de l’autel, une plaque complètement massacrée et rendue illisible. S’y trouve la statue de St Marcouf. A l’extérieur, remarquer côté Sud, au niveau de la nef, une porte romane, mais le bas-relief placé au-dessus est du 19ème siècle.

Ne pas oublier de regarder la toiture du "narthex" faite de pierres sur voûte en maçonnerie ; elle imite, en beaucoup plus petit, la toiture des clochers à bâtière. Il faut porter son attention sur le clocher octogonal, assez rare dans le Cotentin, avec ses fenêtres en lancettes. Chaque angle est souligné par un boudin. En 1770 une sonnerie de cinq clocles, parfaitement accordées, y prirent place, mais à la Révolution, quatre d’entre elles furent portées au district de Cherbourg.

Aujourd’hui, une seule cloche rythme la vie des habitants et porte les inscriptions suivantes :
d’un côté :

1877 bénite par Mgr Abel, Anastase Germain,
évêque de Coutances et Avranches
assisté de Messieurs Paul Noël,
curé de Cosqueville
Jourdan, président de la fabrique
principaux donateurs :
Messieurs H. Michel, M. D’Espinose,
M. de Tocqueville, Cte de Choiseul,
M. Noël, curé,
M. Michel, Comte de la Loyère
Havard Villedieu

de l’autre côté :

nommée Marie Thérèze Hyacinthe
par M. Hyacinthe Michel, maire,
et Madame la Baronne Thérèse d’Espinose

NDLR : le clocheton n’existait pas dans la forme ancienne du clocher qui était une tour de guêt du nom de "tour d’ARGOUGES".

  • photo 2 : plaque

Tu es sacerdos aeternum.
Souvenez-vous dans vos prières du Rd père Marie Gaston d’Espinose né au château de Cosqueville ( Manche ) le 28 janvier 1856, missionnaire en Louisiane, fondateur de la mission la Chênière-Caminada dédiée à N.D. de Lourdes, dans les îles du golfe du Mexique 1883-1887, curé de la paroisse de St James, (près Jefferson) diocèse de la Nouvelle-Orléans, (Amérique) pieusement décédé à St James le samedi 23 août 1890, à l’âge de 34 ans.
Le zèle de la maison de Dieu l’a dévoré (Ps.)
Il était prêt à mourir pour son devoir (Mac.)

  • photo 3 : Noms des curés de la paroisse de ND de Cosqueville

Noms des Curés de la Paroisse de N.D. de Cosqueville

I) Avant le XIXe siècle

Messires et vénérables personnes

BEAUMONT (de) 1310
BEAUMONT (de) 1310 1333
SAUSSEY (du) 1334 1378
TESSON 1378
PIERRE 1442
ARGOUGES (d’) 1442 1473
ARGOUGES (d’) 1474
ARGOUGES (d’) 1477
NORO 1510
ARGOUGES (d’) 1510 1519
PAYEN 1519
LEPARMENTIER 1519
PLANQUE (de la) 1563
POUHIER 1588
PONTUS 1618
CLEREL 1622 1669
FICQUET 1669 1682
LEMONNIER 1682 1683
LESENS 1683 1706
LESENS de ST HILAIRE 1706 1734
LETORT 1745
DURSUS de la BOISSAYE 1755
LESENS 1755 1772
JANNET 1772 1790
LEPOITTEVIN de DURANVILLE 1790
HOULLEGATTE 1791 1792
AUVRAY 1792

II) Depuis le commencement du XIXe siècle

DUFOUR 1802 1826
HAMEL 1826 1852
HAMEL 1852 1853
MUNEROT 1853 1871
MESNIL 1871 1872
LEVÊQUE 1872 1877
NOËL 1877 1908
ALLIX 1908 1912
VILLOT 1912 1923
PIQUET 1924 1936
  • photos 13 à 15 : couverture et première page du registre des baptêmes le plus ancien
  • photos 16 et 17 : un parchemin encore plus ancien collé dans la couverture

Portfolio

Noms des curés de la paroisse de ND de Cosqueville Monument aux morts Monument aux morts Monument aux morts Monument aux morts