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CANEL, Alfred

Dernier ajout : 10 juillet 2011.

Alfred Canel, né le 1er décembre 1803 à Pont-Audemer où il est mort le 10 janvier 1879, est un historien, archéologue et homme politique français.

Après avoir étudié le droit, Canel se fit recevoir avocat et inscrire au barreau de sa ville natale et fit partie de l’opposition jusqu’à la chute de la monarchie. Ayant professé, sous le règne de Louis-Philippe, des opinions démocratiques, il fut nommé par le gouvernement provisoire de 1848, sous-commissaire de la République à Pont-Audemer. Il fut élu par l’Eure, le 23 avril 1848, représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848 par 64 418 voix sur 99 709 votants. Il siégea à gauche et vota ordinairement avec le parti démocratique modéré, parfois avec la majorité, pour la politique de Cavaignac. Il se prononça : contre le rétablissement du cautionnement, pour le droit au travail, contre l’impôt progressif, contre la proposition Duvergier de Hauranne sur les deux Chambres, contre l’amendement Grévy sur la présidence, pour le remplacement militaire, contre la proposition Râteau, pour la diminution de l’impôt du sel, contre la suppression des clubs, etc.

Après l’élection du 10 décembre, il combattit modérément la politique de Louis-Napoléon Bonaparte, mais sans appuyer la demande de mise en accusation présentée contre Louis-Napoléon et ses ministres à propos des affaires de Rome. Il ne fut pas réélu à la Législative. Rentré dans la vie privée après la législature, il ne fit partie d’aucune autre assemblée.

Très versé dans la connaissance de l’histoire et des antiquités de la Normandie, Canel il a laissé un nom estimé comme historien et archéologue : on a de lui un très grand nombre de mémoires et d’études sur les antiquités de la Normandie, qu’il possédait à fond. De 1835 à 1837, il dirigea les publications trimestrielles la Revue historique des cinq départements de la Normandie (1835-1837, 3 vol. in-8°). Outres ses ouvrages, Canel avait encore un grand nombre d’articles tirés à part, dans le Journal de Pont-Audemer, la Revue de Rouen et les Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie à laquelle il appartenait.

Il a également écrit sous les pseudonymes de « Jérôme Pointu » et de « Jean Chouart ».

À sa mort, il fait don à la ville de Pont-Audemer de ses collections et de l’hôtel particulier qui abrite aujourd’hui le musée Alfred Canel. On y trouve des collections variées : archéologie, arts décoratifs, beaux-arts, histoire, sciences de la nature, technique et industrie, ainsi qu’un fond important de livres anciens.