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Gaud Louis de Ravenel

Dernier ajout : 29 août 2011.

Un peu oubliés à Granville, Gaud de Ravenel et son père Siméon, méritent pourtant que l’on se souvienne d’eux, tant leurs vies, leurs aventures sur mer nous entraînent au loin, dans le temps, au XVIIIe siècle, et sur les océans : des rues de la Haute Ville à Terre-Neuve, des côtes d’Afrique à la Mer des Indes et à l’Isle de France (aujourd’hui île Maurice).

Siméon Ravenel (1724-1771), père de Louis-Gaud, suit le parcours typique d’un marin granvillais de l’époque, entre pêche morutière et guerre de course avant d’entrer dans la Marine Royale. Il participe alors à une des expéditions scientifiques qui ont marqué cette époque, pour tester les montres marines en mer, puis termine sa carrière par un transport des effets du Roy à Gorée, où il meurt dès son arrivée. Louis Gaud de Ravenel (1747-1824), après les premiers embarquements pour Saint-Pierre et Miquelon sur le bateau de son père, entre dans la Marine Royale et part vers l’Océan Indien : de 1781 à 1784, il est dans l’escadre de Suffren, fait toute la campagne aux côtés du Bailli, intendant chargé du détail de l’escadre, mais aussi combattant, blessé gravement à Gondelour. Le reste de sa carrière sera à l’Isle de France, à terre ou en mer. Il s’y retire en 1798 après quarante cinq ans de service actif, mais continue à prendre part à la vie de l’île et à sa défense.

Les dernières années de résistance maritime et terrestre de l’Isle de France permettent d’évoquer aussi la figure du général Lubin Vandermaesen, gendre de Gaud de Ravenel qui commande les forces terrestres jusqu’à la prise de l’île par les Anglais en 1810. Son nom est inscrit parmi ceux des braves sur l’Arc de Triomphe à Paris.


Association des Amis du Musée national de la Marine