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L’amirauté de Louisbourg

Dernier ajout : 21 octobre 2014.

Une ordonnance du 12 janvier 1717 décrète l’établissement de cours d’amirauté française dans les colonies.

Le Canada en reçoit deux : l’une à Québec, l’autre à Louisbourg dans l’île Royale (l’actuelle île du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse).Celle de Québec fonctionne de 1718 à 1759. Quelques registres en sont conservés à Québec, mais la presque totalité des papiers semblent perdus.

L’amirauté de Louisbourg fonctionne de 1718 à 1758, excepté les années 1745-1749 correspondant à l’occupation anglaise. Elle était composée d’un lieutenant-général, d’un procureur du roi, d’un greffier, d’un receveur et d’un huissier. Elle devait notamment veiller à l’application des règlements de navigation et de pêche, assurer la police des ports de sa juridiction et régler les contestations entre marins et armateurs. C’est après la seconde prise de Louisbourg par les Anglais, en 1758, que les papiers subsistants de l’amirauté sont transportés à La Rochelle par les soins de son lieutenant général, Laurent de Domingé Meyracq.

En 1767, ces papiers sont remis au greffier de l’amirauté de La Rochelle, Regnaud, qui en signe l’inventaire avec Meyracq. Une ordonnance du 24 juin 1766 enjoignait pourtant le versement de ces papiers à Rochefort au dépôt des papiers publics des colonies créé en 1765. En 1791, les amirautés étant supprimées, les papiers de Louisbourg sont transférés au tribunal de commerce juste créé.